Frances PONTES PEEBLES – La Couturière

la-couturiereBroché paru le : 6 mai 2009
Editeur : Flammarion
ISBN : 978-2-08-121628-0
Nb. de pages : 590
Prix constaté : 21€

Résumé :
Brésil, 1920. Orphelines, Emilia et Luzia Dos Santos auraient pu être de modestes couturières unies à jamais dans l’adversité. Mais le destin en a voulu autrement et elles seront bientôt séparées par les déchirements d’un pays en proie aux coups d’Etat et aux révoltes populaires. Tout opposera en effet les deux sœurs : Emilia qui ne connaîtra que tourments et désillusions en épousant un notable de Recife, et Luzia qui sera kidnappée par un des plus célèbres Cangaceiros, ces bandits mercenaires qui terrorisent les propriétaires terriens. Prenant bientôt fait et cause pour les paysans affamés du Sertao, celle qui sera surnommée la Couturière devient plus impitoyable encore que ses ravisseurs. La femme-bandit et l’épouse déçue n’en ont décidément pas fini avec les rivalités de classes et de clans. Frances de Pontes Peebles fait revivre ici l’histoire tumultueuse du Brésil de son enfance et brosse le portrait saisissant de deux femmes extraordinaires.

Ce que j’en ai pensé :
Quel beau roman ! Frances Pontes Peebles signe, pour un premier roman, une belle réussite.

  Le Brésil des années 20-30 est parfaitement restitué. La grande sécheresse, les cangaçeiros, fameux bandits un peu à l’exemple d’un Zorro, la différence du niveau de vie entre les gens vivant à l’intérieur et ceux vivant sur les côtes. Le combat des femmes pour accéder au droit de vote. Cette idée (véridique) que l’on pouvait découvrir qui deviendrait un criminel selon la circonférence de son crâne (si si !)

  Chaque chapitre raconte la vie d’une des 2 sœurs alternativement et de leurs destinées, à l’opposé. Pas de niaiserie ici, les 2 sœurs sont lucides et vraies, il est si facile de se sentir proche d’elles.

  Le style est fluide et très beau, je trouve. J’ai beaucoup aimé la façon dont l’auteur s’attache à décrire les sentiments des gens face à l’adversité : les paysans qui habitent à l’intérieur des terres et qui doivent faire face à la sécheresse, le qu’en-dira-t-on des riches face aux femmes qui n’enfantent pas, aux homosexuels…

  La couturière est certes un peu long, mais personnellement je ne me suis pas ennuyée une minute jusqu’à la fin, tragique.

Les + :
– sujet du Brésil des années 20, restitué merveilleusement;
– des femmes fortes à la psychologie fouillée;
– peinture de la nature humaine bien décrite

Les – :
– le sujet qui pourrait ne pas plaire ???

Verdict : Nuit blanche

nuit-blanche

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