Steve MOSBY – Les fleurs de l’ombre

les fleurs de l'ombreTitre original : Black Flowers (2011)
Broché paru le : 19 janvier 2012
Editeur : Sonatine
ISBN : 978-2-355-84106-4
Nb. de pages : 354 pages
Prix constaté : 20€

Résumé :
Telle est la trame de « La Fleur de l’ombre », un thriller écrit en 1991 par un certain Robert Wiseman, mystérieusement disparu depuis lors.
Neil Dawson, dont le père vient d’être retrouvé sans vie au pied d’un viaduc, apprend que celui-ci nourrissait une étrange obsession pour ce roman. Bientôt, il constate de troublantes similitudes entre les derniers jours de Robert Wiseman et ceux de son père. Pire encore, c’est peu à peu la réalité qui semble s’inspirer de l’abominable récit de « La Fleur de l’ombre ». Et Neil ne tarde pas à se retrouver aux prises avec un psychopathe d’un genre très particulier.

Impressions :
Très intriguée par la 4ème de couverture qui faisait mention d’un roman dans le roman, c’est avec curiosité que je me suis lancée dans cette lecture. Résultat des courses, « La Fleur de l’ombre » est un thriller d’un genre différent. Certes la figure du psychopathe est toujours présente, mais l’originalité réside surtout dans le style de la narration qui mêle fiction et réalité pour mieux nous perdre, et nous faire passer un agréable moment de lecture.

  L’auteur annonce la couleur dès le prologue lancé, les deux romans se liront en parallèle pour notre plus grand désarroi ! Car il devient vite évidemment que la mise en abyme des deux romans, si elle est ingénieuse, et aussi déstabilisante. Ou commence la réalité ? Ou s’arrête la fiction ? Nous voilà placés dans la même position que le narrateur, Neil Dawson, qui essayera tant bien que mal de démêler le vrai du faux, et découvrir ce qui est arrivé à son père. Dans sa quête, il sera aidé par l’inspectrice Hannah Price, et la narration alterne alors entre ces deux voix : « je » pour Neil, « elle » pour Hannah. Sur le premier tiers du roman, il faut surtout s’attacher à trouver ses marques, à se faire à ce style de narration où les deux romans sont étroitement intriqués. Passé ce cap, le roman devient prenant et le suspense nous saisit. C’est le genre de thriller dont la montée en intensité se fait graduellement, pour mieux éclore en feux d’artifice à la fin (très troublante pour le coup !).

  La forme pourra certes ne pas plaire à tout le monde, car la multiplicité des voix (réelles ou fictives) peut dérouter et décourager les moins persévérants. Néanmoins, c’est aussi ce qui fait l’originalité de ce thriller et qui rend l’intrigue bouleversante et dérangeante. La représentation du psychopathe dans ce récit m’a parfois rappelé les meilleurs épisodes de la série TV « Esprits Criminels » où l’on pénètre dans les esprits les plus perturbés. Jusqu’à la toute fin, le lecteur reste glacé d’effroi en imaginant ce qui a pu arriver à cette petite fille (fictive ? réelle ?) trouvé sur ce quai, et à la signification de cette fleur noir, dont le symbole en troublera plus d’un. Voici donc un thriller psychologique de très bonne facture, obscur et énigmatique, un composite de deux romans, de deux réalités qui trompent l’œil pour mieux nous surprendre. A découvrir.

Verdict : Bonne pioche

bonne-pioche

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