Orson Scott CARD – Les Mages de Westil, tome 1 : La porte perdue

westil1Illustration de couverture : Gess
Titre vo : Mither Mages, book 1 : The Lost Gate (2011)
Broché paru le : 27 octobre 2011
Editeur : L’Atalante
Collection : La Dentelle du cygne
ISBN : 978-2-84172-560-1
Nb. de pages : 416
Prix constaté : 21€

Résumé :
Les dieux sont parmi nous : venus autrefois d’un monde nommé Westil, ils ont modelé l’histoire des hommes.
Mais en l’an 632 Loki a fermé toutes les portes magiques vers Westil, les privant en grande partie de leurs pouvoirs. Aujourd’hui, les North – la Famille des dieux norrois – vivent cachés dans la campagne américaine. Or voici que Danny North, treize ans, que l’on croyait dénué de pouvoirs, découvre qu’il est un porte-mage, un créateur de portes. Problème : toutes les Familles ont fait serment d’éliminer ses pareils afin de préserver un fragile équilibre.
Danny n’a d’autre choix que de fuir sur les routes américaines. Obligé d’apprendre seul à maîtriser son pouvoir, il va se découvrir des alliés inattendus. Et pendant ce temps, sur Westil, apparaît un garçon énigmatique, lui aussi doué du talent d’ouvrir des portes. La Porte perdue inaugure le nouveau cycle des « Mages de Westil ».

Impressions :
On ne présente plus Orson Scott Card, auteur prolifique de SF humaine, à qui l’on doit entre autres le cycle d’Ender ou Les chroniques d’Alvin le Faiseur. Il nous revient avec une nouvelle saga « Les mages de Westil », une aventure de fantasy urbaine en quelque sorte, les dieux vivant parmi nous…
L’histoire se passe de nos jours, au fin fond de la Virginie Occidentale, avec la connotation « plouc » que cela sous-entend. Car la grande famille des North, où les mariages consanguins sont légion, y vivent comme des campagnards va-nu-pieds qui subsistent du produit de leurs fermes. Bref, rien de plus banal… à part le fait que les North sont en fait les descendants de dieux norrois, parachutés sur Terre lorsque le dieu Loki décide de fermer toutes les portes qui mènent à Westil, le monde des dieux ! Voilà qui donne gentiment le sourire. Depuis ce temps-là, les dieux condamnés à l’exil sur Terre, ont vu décroitre leur magie et se sont mis tout naturellement à maudire les portemages, seuls mages capables d’ouvrir les portes entre les mondes. Manque de pot pour Dany, qui se croyait dénué de magie et qui découvre par hasard qu’il est l’un de ces exécrés portemages. Pour vivre, Dany doit fuir…

Comme vous pouvez le constater le pitch de départ est plutôt cocasse, on a rarement vu les dieux présentés sous cet angle ! Le roman annonce dès les premiers chapitres la couleur, c’est de la fantasy urbaine certes, mais surtout un roman d’aventure bon enfant, plein de bons mots et sans prise de tête, on est loin de la fantasy épique. D’ailleurs, il y a peu d’action dans ce premier tome, pas de scènes de bataille à se mettre sous la dent, le propos du livre n’étant pas là. L’univers décrit par Card est très étonnant, il mixe la mythologie nordique avec le monde moderne et rajoute une petite pincée de magie druidique et celtique, avec l’importance de la nature, la création de clant et les affinités avec les éléments ou les animaux. Tout ça est très bien pensé et donne un côté très original à l’œuvre. Bizarrement, même si on peut ranger « La porte perdue » dans les récits de type initiatique, le chemin emprunté par Dany est tellement incongru (il utilise sa magie des portes pour faire des casses et se sort des situations les plus rocambolesques en montrant ses fesses) qu’on n’a pas l’impression de lire toujours le même schéma narratif.

La narration, qui nous est conté à la 3ème personne du singulier, à travers le personnage de Dany, est somme toute prenante et possède un charme certain. Dommage que l’on ne retrouve pas trace de la poésie du cycle d’Ender (moi qui suis fan de la plume de l’auteur), mais les deux romans n’ont vraiment rien en commun, il faut avouer. Ici, on s’amuse surtout des facéties de Dany et des rencontres truculentes qu’il fait sur son chemin (je pense notamment à VV ou à Leslie et ses affinités avec les vaches). Souvent drôle, Dany agace aussi parfois pas son immaturité mais bon, treize ans c’est presque l’âge bête, non ? A découvrir pour se détendre et s’amuser à voir des dieux déchus grimés en rustres paysans.

Verdict : Bonne pioche

bonne-pioche

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4 réflexions sur “Orson Scott CARD – Les Mages de Westil, tome 1 : La porte perdue

  1. Tesrathilde 28/03/2014 à 22:02 Reply

    Waaah ça a l’air chouette comme lecture. 😀 ça me fait un peu repenser au Dernier Magicien, de Megan Lindholm. J’ai jamais lu d’Orson Scott Card, je pense qu’il va falloir que je me fasse une session « SF » quelque part cette année, parce que ce n’est pas le seuk.

    • nymeria 30/03/2014 à 18:50 Reply

      C’est l’un des rares Lindholm/Hobb que je n’ai pas lu. Il est chouette ? En plus c’est un oneshot et ils l’ont à la médiathèque.
      Bref, j’aime beaucoup Orson Scott Card mais soit ça passe soit ça casse, ça dépend de ce qu’on en attend en fait. Celui-ci est plutôt humoristique, parce que ça tourne les dieux en dérision 😀 J’ai hâte de lire le tome 2 qui vient juste de sortir.
      Moi aussi il y a plein de classiques de SF que j’ai envie de lire…

      • Tesrathilde 30/03/2014 à 19:16

        Oui moi j’ai beaucoup aimé c’est un genre de fantasy urbaine ou merveilleux urbain ! 🙂 Je l’ai lu quasiment d’une traite.

      • nymeria 31/03/2014 à 21:12

        Ah! Faut absolument que je le lise alors ! Merci pour le retour 😉

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