Cayla KLUVER – Aléra, tome 2 : Le temps de la vengeance

aléra2Titre vo : Allegiance (2012)
Broché paru le : 8 février 2012
Edition : du Masque
ISBN : 978-2-7024-3495-6
Nb. de pages : 484
Prix constaté : 17.60€

Résumé :
Décidée à ne pas trahir sa lignée et son pays, Alera s’est résignée à épouser Steldor, le jeune capitaine que ses parents lui destinaient.
À dix-sept ans, elle règne désormais avec lui sur Hytanica, alors que le royaume traverse une crise sans précédent. Cokyri, le royaume voisin, dirigé par la redoutable grande Prêtresse, a décidé de ranimer la fureur d’une guerre éteinte dix ans plus tôt. Du haut de ses dix-sept ans, Alera doit conduire elle-même son pays vers la victoire, et tenter d’oublier ses sentiments pour Narian, le jeune hytanicain qui a rejoint le camp Cokyri. À la tête d’une guerre sanglante où elle risque sa vie à chaque instant, Alera s’efforce d’oublier Narian, que tous accusent de trahison, à commencer par Steldor, celui qu’elle doit maintenant appeler son mari.

Impressions :
Sortie l’année dernière, le premier tome m’avait enthousiasmée par son style fleuri et sa narration vivante, un vrai roman pour « filles » plein de fraicheur. Pour ce second tome, je suis cependant très mitigée, car si je n’ai rien à redire sur l’intrigue qui s’étoffe sans conteste, l’évolution de l’héroïne m’a vraiment désappointée.

L’intrigue reprend là où le premier tome s’était terminé, et l’on retrouve donc Aléra mariée à Steldor, le couronnement s’approchant à grand pas. Peu à l’aise dans son nouveau rôle de reine et d’épouse, Aléra devra très vite faire face à un climat de suspicion concernant ses relations passées avec Narian, qui est maintenant l’ennemi d’Hytanica. La guerre contre Cokyri semble inévitable…
Si dans le premier tome, Cayla Kluver concentrait son intrigue sur les relations entre les personnages, notamment le triangle amoureux entre Aléra, Steldor et Narian, ce second tome se révèle beaucoup plus ambitieux dans le choix de son fil conducteur. On le sentait d’ailleurs poindre dans les quelques bases jetées du premier tome, avec cette mystérieuse prophétie qui faisait de Narian le destructeur du royaume d’Hytanica, « Le temps de la vengeance » a pour thème principal la guerre entre Cokyri et Hytanica. Entre stratégie, coups fourrés et manipulations diverses, il faut avouer que l’intrigue est rondement menée et l’on n’a pas beaucoup le temps de souffler passé le premier tiers du roman. On sent que la vie des personnages est en danger, l’auteur n’hésitant pas à confronter ses héros à la mort et à la torture, à briser des destins tout tracés. Le ton est résolument plus mature, certains non-dits du premier tome étant ici révélés (principalement l’emprisonnement de London) et les événements se bousculent. L’intrigue se montre bien ficelée, la tension monte crescendo jusqu’au bouquet final. La figure de la grande prêtresse et du seigneur noir sont ténébreux à souhait, de vrais « grands » méchants qui aiment tourmenter leurs ennemis. Leur histoire est d’ailleurs dès plus intéressante et la grande prêtresse, un de ces personnages ambigües comme je les aime. Bref, un deuxième tome qui tient ses promesses.

Là où le bât blesse, c’est dans l’évolution de l’héroïne… qui n’a d’héroïne que le nom ! Je m’explique. Lors du premier tiers du roman, tiers où l’auteur s’intéresse aux relations en dent-de scie entre Steldor et Aléra, on devine une héroïne toujours aussi impétueuse, la réplique mordante toujours au coin des lèvres. J’ai d’ailleurs apprécié qu’Aléra tienne finalement tête à son père, je m’attendais donc à la voir s’affirmer tout au long du roman… Malheureusement ce ne fut pas du tout le cas, bien au contraire. Dès que les événements se précipitent et que la guerre pointe le bout de son nez, Aléra devient effacée, docile et lisse, elle ne fait que subir les événements. A aucun moment un éclat ne vient relancer son élan, elle finit bien par essayer de retirer une amie des griffes de son mari trop violent, mais cela arrive trop tard et c’est avec peu de conviction qu’elle agit (j’ai carrément eu l’impression que ça arrivait comme un cheveu sur la soupe, c’est pour dire). Le pire, c’est qu’à plusieurs moments clés de l’intrigue, on sent que l’héroïne pourrait en profiter pour se mettre en avant (lors de sa rencontre avec la prêtresse par exemple), mais finalement rien ne se passe, d’où forcément une grande déception. Au point que selon moi, les personnages principaux de ce deuxième tome sont London, Steldor et Cannan, trois personnages forts charismatiques heureusement. C’est peut être juste une question de perception, mais pour moi l’auteur développe très maladroitement la personnalité de son héroïne. Néanmoins, la fin laisse augurer une Aléra qui devrait regagner sa place d’héroïne dans le troisième tome. Du moins, je croise les doigts !

Verdict : Roulette russe

roulette-russe

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