Keum Suk GENDRY KIM – Le chant de mon père

le-chant-demon-pèreBroché paru le : 11 janvier 2012

Editeur : Sarbacane

ISBN : 978-2-84865-499-7

Nb. de pages : 158

Prix constaté : 19.90€

Résumé :

Une mère rend, pour la première fois, visite à sa fille, installée à Paris depuis des années. Elles sont coréennes. Pendant les quelques jours que la vieille femme passe avec sa fille, souvenirs et secrets de famille, enfouis au plus profond d’une culture coréenne du secret, vont resurgir, et permettre de dénouer enfin les fils de leur relation. Comme une renaissance.

Ce que j’en ai pensé :

  Après avoir eu un gros coup de cœur pour le manga de genre social « Le chien gardien d’étoiles » publié aux éditions Sarbacane, me voici de retour avec un album de même type, toujours chez Sarbacane mais présenté de manière différente. Et une fois de plus, je suis conquise !

  C’est l’histoire autobiographique de Keum Suk Gendry-Kim et de sa famille sud-coréenne. Benjamine d’une fratrie de 9 enfants, l’auteure nous raconte en l’espace de 6 courts chapitres les déboires et malheurs qu’ont connu sa famille, entre les événements historiques d’un pays en plein bouleversement et les petits drames familiaux de tout un chacun… C’est aussi l’occasion pour l’auteure d’opérer un retour sur elle-même, sur ses peurs d’enfant, ses espoirs pour un avenir meilleur, le tout conté avec beaucoup d’humour et d’autodérision.

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  J’ai parfois ri (notamment quand l’auteure se rappelle que petite fille elle pensait les toilettes hantées), à d’autres moments j’ai été émue et révoltée face à leurs épreuves. Le ton est très juste, tout en simplicité et l’auteure aborde différents thèmes tels les us et coutumes Sud-Coréennes, l’éducation, le coût de la vie, mais aussi plusieurs faits historiques (les Jeux Olympiques de 1991 et ses conséquences sur le peuple, le massacre de Kwangju, etc.). J’ai adoré découvrir le portrait de cette famille unie, avec ses personnalités différentes et le clivage ancien et nouvelle génération. Bref, une très belle découverte tout en émotions.

  Pour ce qui est du support, « Le chant de mon père » n’est pas un manga, ni une bande-dessinée. Ce n’est pas vraiment un roman graphique non plus, mais disons que c’est un mix de genres. Chaque page de cet album propose de jolies aquarelles dessinées à l’encre de Chine, ce qui donne un rendu aérien et coulant, empreint de poésie et de délicatesse, un plaisir pour les yeux ! En quelques coups de pinceau, Keum Suk Gendry-Kim réussit à nous émouvoir ou à nous faire rire, l’émotion transparaissant de ses dessins. Et comme pour « Le chien gardien d’étoiles », l’édition est de qualité, sur du papier type canson, avec une belle couverture souple. Voilà une œuvre qui aurait sa place attitrée dans chaque bibliothèque. A découvrir.

Verdict : Nuit blanche

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