Carlos RUIZ ZAFON – La Trilogie de la brume, tome 1 : Le prince de la brume

le-prince-de-la-brumeTitre original : El principe de la niebla (1993)
Broché paru le : 3 novembre 2011
Editeur : Pocket Jeunesse
ISBN : 978-2-266-21304-2
Nb. de pages : 205 pages
Prix constaté : 18.25€

Résumé :

1943, Angleterre.

Pour fuir la guerre, la famille Carver s’installe dans un village perdu sur la côte. Mais, à peine franchie la porte de la maison, des événements étranges se produisent…

Avec leur nouvel ami Roland, Alicia et Max Carver vont peu à peu percer les secrets de la vieille demeure et apprendre l’existence d’un certain Caïn, surnommé le Prince de la Brume. Un personnage diabolique revenu s’acquitter d’une dette très ancienne…

Voilà les trois enfants lancés à la découverte d’épaves mystérieuses, de statuettes enchantées, de gamins ensorcelés… Une aventure extraordinaire qui changera leur vie à jamais.

Ce que j’en ai pensé :

  Premier des trois romans qui composent la Trilogie de la Brume, œuvres destinées à la jeunesse écrites par Carlos Ruiz Zafon, « Le prince de la brume » est un roman fantastique plein d’allant, qui se lit avec beaucoup de plaisir ! Comme toujours avec Zafon, la frontière entre le quotidien et l’irréel se révèle mince et l’auteur mêle mysticisme et ambiance pesante pour notre plus grand bonheur. J’ai trouvé que l’atmosphère qui se dégageait du « Prince de la Brume » était particulièrement oppressante et sombre, on pourrait facilement qualifier le récit de roman d’épouvante vu que l’auteur joue avec nos peurs. Cet aspect du roman est très réussi, les mystères sont nombreux et l’auteur ménage ses effets pour nous surprendre au fur et à mesure.

  La narration, quant à elle, est très dynamique, fluide, les chapitres (comme le roman d’ailleurs) étant plutôt courts. Une fois n’est pas coutume, Zafon ne nous embarque pas dans des descriptions poétiques dont il a le secret, certainement parce que c’est une œuvre de jeunesse (le roman date de 1993 tout de même), et que l’auteur n’avait pas encore trouvé sa « griffe »à l’époque. Pour autant, ce n’est pas bâclé, mais il ne faut pas s’attendre à de longs portraits de lieux ou d’époque. Les dialogues sont d’ailleurs très présents, ce qui accentue la dynamique du récit et apporte un côté « frais » au roman. Le style est concis et l’auteur use de quelques raccourcis narratifs qui m’ont laissé sur ma faim.

  Alors, oui, l’histoire vaut le détour, entre le surnaturel, l’aventure, les secrets de famille enfouis, on ne s’ennuie pas une seconde. Les personnages sont sympathiques et attachants, j’ai pris plaisir à voir se nouer les relations entre Roland, Alicia et son frère Max. La figure diabolique et mystérieuse de Caïn est inquiétante à souhait, un méchant pile comme je les aime. Malheureusement, l’auteur passe beaucoup trop de choses sous silence, certaines explications paraissent nébuleuses et on reste avec pleins de questions sur les bras, une fois la dernière page tournée. Bref, le roman laisse un goût d’inachevé sur la langue et c’est vraiment dommage car tous les ingrédients étaient réunis pour faire du « Prince de la brume » un incontournable !

Verdict : Bonne pioche

bonne-pioche

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