Glen COOPER – Le testament des Templiers

le-testament-des-templiersTitre vo : The tenth chamber (2010)
Broché paru le : 01/03/2012
Editeur : Le Cherche Midi
ISBN : 978-2-7491-1831-4
Collection : Thriller
Nbr. de pages : 423
Prix constaté : 20.30€

Résumé :

1129. Lors du Concile de Troyes, Bernard de Clairvaux, directeur de conscience des cisterciens, joue de tout son pouvoir pour faire reconnaître par l’Église l’Ordre des Templiers, avant de militer activement pour la tenue de la deuxième croisade en Terre Sainte. 2010. Ruac dans la région de Sarlat. Par le plus grand des hasards, un étrange manuscrit médiéval est retrouvé, dissimulé dans les murs d’une abbaye cistercienne.

C’est la confession d’un moine, le frère Barthomieu, datée de 1307, l’année où, sur ordre de Philippe Le Bel, les Templiers furent arrêtés et emprisonnés. Hugo Pineau, restaurateur de livres anciens, et Luc Simard, archéologue, travaillent activement sur les messages codés contenus dans le texte. Bien vite, leurs recherches les conduisent dans une immense galerie de passages souterrains située sous le village.

C’est au cœur de ce labyrinthe, dans une caverne cachée, qu’ils vont tenter de percer les énigmes de Berthomieu et, peut-être, le secret des Templiers. Mais ils ne se doutent pas qu’ils viennent ainsi d’entrer dans un jeu qui va vite s’avérer mortel.

Ce que j’en ai pensé :

  Voilà un roman historique que je ne connaissais pas du tout à la base et qui s’avère être une incroyable découverte. Avis aux amateurs de récits d’aventure mouvementé, « Le testament des templiers » est une lecture prenante, chargée de dédales historiques et de mystères de la nature qui vous feront passer tantôt de l’émerveillement à l’étonnement. Oscillant entre plusieurs genres dont le thriller, difficile de classer ce roman imposant qui en l’espace de 400 et quelques pages, nous embarque dans trois époques différentes. Tout commence de nos jours par la découverte d’un manuscrit caché dans une abbaye. Sorte de journal intime laissé par un moine ayant vécu au XIIème siècle, celui-ci relate comment la découverte d’une grotte a changé sa vie à jamais… Je préfère ne pas trop en révéler, ce qui gâcherait fortement l’effet de surprise du roman, mais je peux néanmoins vous dire que le suspense est au programme.

Les trois récits qui se succèdent et occupent plusieurs chapitres selon l’avancée du roman, apportent chacun à leur tour leur lot de révélations et d’éclaircissements sur les faits présents et passés. Ainsi, Glen Cooper alterne entre le point de vue de différents personnages entre le XXIème siècle, le XIIème siècle, et l’époque Aurignacienne, 30 000 ans avant notre ère. J’ai adoré passer d’un récit à un autre, même si je dois avouer que l’époque Aurignacienne a eu ma préférence. C’était vraiment captivant de découvrir la manière de vivre de nos ancêtres, même si bien sûr, l’histoire reste romancée. Ces passages m’ont rappelé « Les enfants de la Terre », la saga préhistorique de Jean Auel. Le côté très archéologique de l’histoire avec ses détails et descriptions assez précises de fouilles s’avère très poussé et rondement mené. Certains trouveront peut-être cet aspect un peu trop présent, mais j’ai personnellement trouvé que ça donnait un côté réel et terre-à-terre au récit, ce qui équilibre plutôt bien le roman avec toute la partie fantastique.

  Les descriptions de la grotte sont d’ailleurs magnifiques et très vivaces, je n’ai eu aucun mal à me l’imaginer. Le roman regorge également d’humour au tout début du récit, récit qui devient de plus en plus sombre et sanglant au fur et à mesure que l’histoire avance. En fait, on glisse doucement vers le thriller et les événements tragiques s’accélèrent. L’aspect historique n’est cependant pas en reste, et j’avoue que j’ai adoré découvrir l’histoire véridique (et dramatique) d’Héloïse et d’Abélard, deux amants maudits qui ont vécu au XIIème siècle. Leur histoire m’a vraiment touché et ému, et j’imagine que les amants ont dû inspirer certains mythes et romanciers (Roméo et Juliette ou Tristan et Iseut pour ne citer qu’eux). Glen Cooper mixe ainsi allégrement faits historiques et d’autres imaginés de toute pièce, et le roman fonctionne joliment. Ce qui m’a gêné ou plutôt étonné finalement, c’est ce choix de traduire le titre du roman par « Le testament des templiers » alors que l’on y fait à peine mention dans tout le roman. L’auteur construit son roman autour d’une mystérieuse grotte et d’une non moins mystérieuse plante, les Templiers n’ont pas grand-chose à y voir…

Verdict : Avec les honneurs

rock

Publicités

Tagué:, ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :