Patricia MacDONALD – Le poids des mensonges

le-poids-des-mensongesTitre VO : Missing Child (2011)
Broché paru le 29/02/2012
Editeur : Albin Michel
ISBN : 978-2-226-23994-5
Nbr de pages : 322
Prix constaté : 20.20€

Résumé :

Catlin a tout pour être heureuse : un mari avocat qu’elle adore et un beau-fils de six ans qu’elle élève comme le sien puisqu’il a perdu sa mère. Mais quand le petit Geordie disparaît un jour où elle le conduit à l’école, ce rêve de famille idéale s’effondre. Bientôt son mari la croit coupable alors que tous les mensonges sur lesquels elle a bâti son mariage font surface. Séparée de son mari, en proie au désespoir, Catlin va tout faire pour retrouver Geordie et prouver qu’elle mérite l’amour des siens. Mais il lui faudra pour cela mettre au jour de terribles secrets de famille…

Ce que j’en ai pensé :

  Patricia MacDonald à qui l’on doit plus d’une quinzaine de romans policiers, livre avec « Le poids des mensonges » une nouvelle bouture efficace, pas novatrice en soi, mais qui se révèle très bien ficelée. La preuve, je l’ai dévoré en l’espace de quelques heures. Il y est question de secrets de famille, d’une enquête qui mêle passé et présent, et on sent que l’auteur connait son affaire car le tout est mené de main de maitre. Le suspense est présent, les indices arrivent au compte-goutte, avec ça et là quelques détails qui mettent la puce à l’oreille si l’on est suffisamment attentif. Sans compter que Patricia MacDonald possède une prose très visuelle, qui nous happe littéralement. Je verrais bien le roman adapté sur grand écran !

  Cependant, le point fort de l’auteur tient dans la psychologie de ses personnages, le roman lorgnant plutôt du côté drame familial que du thriller proprement dit. La disparition d’un enfant amène inévitablement des conflits, des règlements de compte, et c’est toute la famille qui éclate. Dans « Le poids des mensonges », l’auteur en tient compte et montre avec un savoir-faire certain, comment un couple en vient à se suspecter mutuellement, surtout lorsque l’épouse n’est pas la mère biologique de l’enfant. C’est finement observé et détaillé, et c’est ce qui fait que le roman est aussi prenant. Un page-turner comme disent les américains.

  Si je devais reprocher quelque chose au roman, ce serait certainement sa fin un peu facile, pas un happy-end proprement dit, mais plutôt une résolution trop improbable pour être crédible (à propos du frère de Caitlin). L’auteur aurait pu aller jusqu’au bout et malmener un peu plus son héroïne, là c’était juste un peu trop beau pour être vrai et une sacré coïncidence par-dessus le marché ! Si ce n’est ça, la fin est particulièrement choquante, les événements s’accélèrent et les derniers chapitres sont durs à encaisser psychologiquement. Un bon roman policier, certes classique, mais absorbant jusqu’à la dernière ligne.

Verdict : Bonne pioche

bonne-pioche

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