Jeffrey ARCHER – Kane & Abel

Titre vo : Kane & Abel (1979)

Edition parue le : 04/04/2012

Editeur : Le Livre de Poche

ISBN : 978-2-253-16168-4

Nbr de pages : 720

Prix constaté : 8.60€

Résumé :

Ils sont nés le même jour et pourtant tout les sépare : William Kane et Abel Rosnovski, le fils de banquier de Boston et l’orphelin polonais recueilli par un paysan.

A leur naissance, le 18 avril 1906, l’un paraît promis à la réussite et à la puissance du Nouveau Monde. L’autre semble condamné à la misère et aux désastres qui ravagent le Vieux Continent. Mais le destin va réunir ces deux hommes dans une lutte acharnée pour l’argent et le pouvoir, où chacun sait qu’il ne pourra y avoir qu’un gagnant… Durant plus de six décennies, c’est au prix d’une rivalité sans merci que tous deux vont construire un empire, par-delà les crises économiques, les soubresauts de l’histoire et les drames personnels.

Ce que j’en ai pensé :

  « Kane et Abel » est un roman comme je les aime, une fabuleuse fresque historique et sociale qui nous emmène dans les coulisses de la crise économique de 1929, en passant par les deux guerres mondiales, le tout sous couvert de luttes de pouvoir et de déchirements familiaux ! Une épopée familiale grandiose, conduite sur 3 générations et que l’auteur construit en parallèle l’une de l’autre, avec ses deux protagonistes nés le même jour mais que tout oppose. L’un est né en Pologne en 1906 sous occupation Russe et recueilli par une famille pauvre, l’autre né aux Etats-Unis, premier descendant d’une lignée de banquiers. Leurs destins respectifs finiront par se croiser pour le meilleur et pour le pire…

  Jeffrey Archer en fin économiste, nous livre une analyse éclairée sur la crise financière, sur le jeu des actions et des fusions, sur les répercussions de la guerre, et moi qui ne suis pas particulièrement friande en règle générale de ce type de roman, j’ai adoré découvrir les dessous de la finance. Le roman (de plus de 700 pages quand même) est découpé en plusieurs parties qui retracent plusieurs époques de la vie de Kane et Abel. Au début du récit, l’auteur alterne les chapitres (un pour Kane, un pour Abel) jusqu’à ce que leurs pas se rejoignent, ce qui fait que malgré la densité de l’intrigue, on ne s’ennuie pas une seconde. Il faut dire que Jeffrey Archer est vraiment un conteur hors-pair, on plonge dans la vie de ses héros avec beaucoup d’intérêt et d’empathie.

  Principalement en ce qui concerne Abel qui jouit d’un capital sympathie énorme, étant donné les épreuves qui ont jalonné sa vie. On ne peut pas rester de marbre face à ses blessures, le roman mêlant habilement les faits historiques, au côté plus émouvant de la fresque familiale. Les personnages inventés par Jeffrey Archer possèdent d’ailleurs beaucoup de charisme, on en déteste certains, on en vient à aimer d’autres, mais aucun ne nous laisse indifférent. Il faut dire que l’auteur a peaufiné son récit dans les moindres détails, aucun aspect n’étant laissé de côté. D’où un roman prenant et entier, sophistiqué même, qui donne le tournis quand on vient à comprendre toutes les répercussions. Bref, un vrai plaisir de lecture que je n’oublierai pas de sitôt !

Verdict : Nuit Blanche

A savoir : en 1985, le roman a été adapté en mini-série avec Peter Strauss et Sam Neil en rôles-titres. J’avais adoré cette saga familiale que l’on regardait en famille le dimanche après-midi ! Le roman m’a donné envie de la revoir, mais celle-ci est malheureusement introuvable aujourd’hui…

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