Esther FREUD – La bonne étoile

la-bonne-étoileTitre vo : Lucky break (2011)
Date de parution : 02/05/12
Editeur : Albin Michel
ISBN : 978-2-226-24144-3
Nb. de pages : 429 pages
Prix constaté : 21.90€

Résumé :
Dès leur entrée au cours de théâtre le plus prestigieux de Londres, les élèves sont fixés : ils paieront très cher leur intégration à l’élite de la…
scène. Car au Drama Arts, on n’apprend pas seulement à jouer la comédie, on apprend à devenir un Acteur, à Etre… Nell, trop ronde et peu sure d’elle, se demande si elle jouera jamais autre chose que les servantes, et sait qu’elle ne peut rivaliser avec toutes ces jolies filles aux longues jambes qui ne doutent de rien, comme la très douée et sublime Charlie.
L’ambitieux Dan n’a qu’une chose en tête : jouer Hamlet, et séduire Jemma la rebelle… Dès leur sortie de l’école et durant les années suivantes, ces jeunes acteurs vont être confrontés à l’univers destructeur des auditions absurdes, des agents injoignables, des caravanes miteuses, des premières tape-à-l’oeil, derrière lequel se cachent (mal) la misère et la solitude extrême du quotidien. Nul mieux qu’Esther Freud, ex-actrice et femme d’acteur, pouvait peindre avec autant d’empathie ce monde impitoyable, entre enfer et paradis.

Ce que j’en ai pensé :
Petite-fille du célébrissime psychiatre, Esther Freud signe avec « La bonne étoile » un roman léger, un rien caricatural sur l’univers des planches (et des paillettes ?), qui ne m’a pas convaincu. Le roman commençait pourtant plutôt bien avec une première partie consacrée à la vie d’une poignée d’étudiants du monde artistique, dans une école renommée dont le sésame est difficilement atteignable. Impossible de ne pas voir de similitude avec la série « Fame », avec son ambiance énergique, sa course vers la gloire et ses ambitieux prêts à tout. J’ai aimé aller à la rencontre des protagonistes, si différents mais qui rêvent tous de gloire entre deux rencontres au pub pour se délasser.

  Malheureusement, j’ai vite déchanté face à la personnalité et au physique de notre groupe hétéroclite, puis face aux situations et à l’évolution des personnages. J’ai eu la nette impression de passer d’un cliché à un autre, entre les professeurs d’arts dramatique forcément homosexuels, les producteurs qui ne jurent que par la promotion canapé et les personnages stéréotypés que l’on s’attend inévitablement à voir. Il y a au choix la petite boulotte, la magnifique métisse et enfin le jeune premier plein d’avenir. Au lieu de creuser la personnalité de chacun, Esther Freud reste à la surface et ne s’approprie pas vraiment ces « classiques » au point que l’ensemble nous semble manquait cruellement de substance.

  Les deux autres parties du roman ne rattrapent pas vraiment cette impression de platitude avec l’allusion aux périodes de vache maigre, aux coups bas, aux jobs alimentaires, aux auditions ratées, le tout sans grande originalité. On est loin de « la bonne étoile » finalement, celle qui étincelle et nous promet des remous et de l’émotion… et on finit carrément par s’ennuyer devant cette succession de déjà-vus et déjà-lus. L’auteure étant du métier, je reste persuadée qu’il y a plus qu’un fond de vérité dans ces situations mais cela ne rend pas la lecture plus palpitante pour autant. Bref, pas éblouie du tout par cette étoile…

Verdict : Planche de salut

planche-de-salut

Publicités

Tagué:, ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :