Mary McGARRY MORRIS – A la lueur d’une étoile distante

à-la-lumière-d'une-éoile-distanteTitre original : Light from a distant star (2011)
Broché paru le : 16/05/2012
Editeur : Belfond
ISBN : 978-2-714451047
Nbr de pages : 431
Prix constaté : 21.50€

Résumé :
Ces derniers temps, Nellie Peck, treize ans, a enfin trouvé de quoi combler son désœuvrement : espionner la nouvelle locataire de sa mère dans le petit studio attenant à leur maison.
Activité d’autant plus excitante que l’arrivée de la jeune et jolie Dolly, danseuse de cabaret à la sensualité débordante, n’est pas passée inaperçue dans le quartier. Et rapidement, c’est à un véritable défilé de prétendants qu’assiste Nellie, cachée dans les arbres.
Un matin, le corps de Dolly est retrouvé sans vie.
Crime passionnel, vengeance ? Tous les regards se tournent vers Max, ancien délinquant sexuel, repoussé par la belle. Alors que le jeune homme risque la condamnation à vie, la voix d’une enfant s’élève : Nellie. Qui croire ? Entre des adultes respectables et une gamine à l’imagination débordante, le poids de la vérité pèsera-t-il assez lourd ?

Ce que j’en ai pensé :
Cela faisait un petit moment que je n’avais pas lu un roman de Mary McGarry Morris, auteur que j’affectionne particulièrement. Avec « A la lueur d’une étoile distante », l’auteure est égale à elle-même et nous livre un roman psychologique qui pourrait passer pour un thriller si l’on ne connaissait pas la dame. Car oui, l’auteur aime jouer sur plusieurs registres et se livrer à un mélange des genres. Ainsi les faits divers côtoient les épisodes plus tranches-de-vie d’une famille lambda, sans jamais virer au roman policier. Personnellement, j’apprécie vraiment le style de Mary McGarry Morris, qui possède une griffe propre et facilement reconnaissable.

  A quoi s’attendre en ouvrant son dernier roman ? Pas à de l’originalité vous l’aurez compris, mais plutôt à un roman efficace et solide qui reprend les thèmes de prédilection de l’auteure. Ici, le lecteur perce l’intimité d’une famille et de ses nombreux dysfonctionnements, perdue dans une Amérique profonde, terre de laissés-pour-compte et de marginaux. Entre commérages et mentalités bien pensantes toujours prêtes à juger autrui, l’auteure revisite la fable d’Esope et son fameux adage : « A trop crier au loup, on finit par ne plus y croire ». Ce qui arrivera à la jeune narratrice du roman, Nellie, qui perdra toutes ses illusions en la supposée bienveillance des adultes.

  C’est donc également un roman sur le passage de l’enfance à l’âge adulte, quand la réalité et la cruauté du « monde des grands » frappe de plein fouet un enfant. Là encore, l’auteure excelle à dépeindre les sentiments qui bouleversent ses personnages et on sent toute l’aisance qu’elle possède dans ce domaine. Sa plume touche et nous chavire dès lors que l’on se retrouve immergé dans le récit. Pas étonnant, vu que l’on se sent proche de ses personnages imparfaits et réalistes. En somme, Mary McGarry Morris livre un roman de mœurs comme toujours rondement mené, qui fait la part belle à ses personnages et à leurs relations. L’enquête ne servant qu’en tant que support de l’histoire, on aurait tort de le lire comme un roman policier. Bref, un bon Mary McGarry Morris, prenant et efficace.

Verdict : Bonne pioche

bonne-pioche

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