Erin DUFFY – Tradeuse

TradeuseTitre vo : Bond Gril (2012)
Paru le : 22/02/2013
Editions : MA
Collection : Pôle Roman
ISBN : 978-2822401926
Nbr de pages : 376
Prix constaté : 18€
http://www.gillesparis.com

Résumé :
À l’heure où ses petites copines aspiraient à devenir médecins ou avocates, Alex Garrett, elle, rêvait de conquérir les hautes sphères de la finance. À présent qu’elle a grandi, elle est déterminée à réussir à Cromwell Pierce, l’une des sociétés de courtage les plus réputées de Wall Street. Elle est prête à se battre pour entrer dans ce club très fermé et très masculin, mais elle doit commencer au bas de l’échelle, et se voit forcée de trimbaler pendant des mois sa chaise pliante de bureau en bureau, avec son nouveau surnom, « La Fille », inscrit au Blanco sur le dossier.
Ne perdant jamais de vue ce gros lot qu’elle espère bien décrocher (et ignorant les mises en garde de ses amies, qui la supplient de démissionner), Alex apprend rapidement à encaisser les coups et en un rien de temps, elle passe du modeste poste d’analyste à celui un peu moins modeste d’expert. Tout à coup, on l’appelle par son vrai nom et les membres du club très fermé se transforment en quarante frères aînés… et un petit ami potentiel. Mais la fin du monde tel qu’elle le connaît est pour bientôt, et Alex aura à faire le choix le plus difficile de sa vie : rester à Cromwell Pierce, qui est au bord de la catastrophe… ou bien envoyer valser sa paire de Jimmy Choo pour prendre un peu de hauteur.

Ce que j’en ai pensé :
Mais que vois-je ? De la chick-lit sur mon blog ? Enfer et damnation ! OK, avant de penser à faire pleuvoir les coups de tatanes sur votre serviteuse, sachez que je me suis lancée dans ce roman avec pas mal d’appréhensions, en me disant, « bon, je lis quelques pages pour voir ce que ça donne, histoire de montrer que j’ai l’esprit ouvert puis basta » Sauf que petit un, l’héroïne m’a fait rire dès les premières pages, petit deux, c’était toujours aussi drôle au bout de quelques chapitres, petit trois, trop tard j’étais complètement captivée par l’histoire. Je vois d’ici : « Oh là ! Comme elle y va, « captivée » quand même ! Ben oui, mais fourrée sous mon édredon (c’est que ça caille par ici) j’ai englouti la moitié du roman en l’espace de… « Quoi ! Il est déjà si tard ?? Faut que je me trainouille au boulot moi… (Soupir agacé) » Si perdre la notion du temps, ce n’est pas ce qu’on appelle être captivée alors je vous laisse le choix des armes. J’avais très envie de continuer le roman, je me demandais comment les choses allaient tourner pour l’héroïne…

  Bon, passons aux choses sérieuses, « Tradeuse » de quoi ça parle ? D’une fille (jusque-là, normal pour de la chick-lit), de ses amours (re-normal pour de la chick-lit, j’en vois qui ricane, passons) et de son job dans une usine à monnaies en tout genre (bon, là, ça ricane déjà moins). Parce que oui, le sujet est bien documenté, l’auteur ayant travaillé elle-même plus de dix ans dans la branche, et oui, elle a réussi à m’intéresser à ce monde surréaliste où les fortunes se font et se défont en un dixième de seconde. C’est réaliste, consternant et édifiant à la fois, en gros c’est un peu la finance pour les bécasses nulles. Erin Duff mène sa barque comme une gagnante en jouant sur le cynisme de ce monde qui se heurte à la naïveté (première) de son héroïne, qui devra s’affirmer si elle veut ne serait-ce que survivre dans ce monde de requins.

  Un univers machiste qui contraste avec le côté paillettes des romans chicklit. Et une héroïne rigolote et lucide, pas gnangan bien que la miss mériterait quelques taloches à trop vouloir jouer les naïves. Entre les collègues frappadingues, les réactions exagérées et les excentricités en tout genre, on baigne dans le surréalisme, si loin de notre vie où les questions pécuniaires ont leur importance. Là, tout n’est que démesure er surenchère (de gloriole, de pognon, d’esbroufe). Bref, de la poudre aux yeux, le but étant de se faire remarquer à tout prix pour simplement exister aux yeux des autres. Un concentré de bonne humeur porté par une héroïne caustique et un univers surréaliste et actuel. A découvrir.

Verdict : Avec les honneurs

rock

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