Olivier GAY – Le boucher, tome 1

Le-boucherIllustration de couverture : Pascal Quidault
Paru le : 22/09/2012
Edition : Midgard
ISBN : 978-2-365990073
Nbr de pages : 592
Prix constaté : 16.50€
Existe au format epub à 6.99€

Résumé :
Le soir, à la chandelle, les vieux racontent toutes sortes d’histoires pour faire peur aux enfants. Comme celle de Rekk le Boucher, guerrier et général sans pareil qui pacifia l’Empire en réprimant les rébellions dans le sang. Son efficacité n’avait d’égal que sa violence, au point qu’il fut exilé aux confins du monde connu et que plus personne n’en entendit plus jamais parler. Vingt ans plus tard, une jeune femme est retrouvée morte, violée dans les bas-fonds de la capitale. Lorsque les nobles découvrent qu’il s’agit de la fille du Boucher, leur inquiétude grandit. Car Rekk revient. Et il n’est vraiment pas content.

Ce que j’en ai pensé :
Je continue mon incursion dans les royaumes de Midgard avec le premier tome d’un dyptique d’Olivier Gay à qui l’on doit « Les talons hauts rapprochent les filles du ciel », un roman policier qui avait jouit d’une certaine notoriété. Si j’avais apprécié le roman de Nathalie Dau, bien que certaines petites choses m’aient gênée, j’ai, par contre, vraiment adoré le roman d’Olivier Gay, qui, s’il reste classique dans sa construction et son histoire, possède une intrigue et une verve des plus efficaces.

  « Le boucher », c’est un roman de fantasy épique typiquement old-school, avec son héros vindicatif et taiseux, un chouïa ( ?) torturé et à la réputation effroyable (d’où le titre du roman). On pense à Conan, au Death Dealer, aux romans de Gemmell & cie. Des références solides, qui si elles n’apportent rien de neuf, se concentrent pour nous offrir un divertissement à la mesure. Car, oui, « Le boucher » est un roman d’action pur jus, que l’on « regarde » confortablement installé avec pop-corn et coca, comme un plaisir coupable. Ne vous attendez donc pas à des intrigues politiques à tiroirs ou à des machinations retorses et complexes, vous seriez déçus. L’intrigue étonne peu, les rebondissements n’étant pas foison, bien qu’elle offre tout de même une belle pirouette à la fin, qui relance l’intérêt du lecteur. Mais on sent que ce n’est pas ce que recherche l’auteur, qui pense avant tout à divertir, et en cela, c’est un pari réussi.

  Sans temps mort, Olivier Gay nous offre un récit rythmé et nerveux, qui ne laisse pas une minute de répit à ses trois personnages principaux : Rekk dit « Le boucher », Mahlin (un jeune garde) et Shani (une servante au château). Des personnages qui sont brossés soigneusement ; leurs motivations, aspirations et personnalités respectives nous étant dévoilés progressivement. D’ailleurs, l’auteur prend le temps de faire évoluer ses protagonistes, qui mûrissent sous l’œil du lecteur le temps de leur périple. Et de tordre ainsi le cou aux poncifs de départ : miss boulet s’émancipe et prend son destin en main en refusant de jouer plus longtemps à la demoiselle en détresse, le jeune coq impétueux se fait brutalement remettre à sa place et apprend les vertus de l’humilité, et la légende vivante… continue de trancher dans le tas allégrement (ben, oui, on ne se la refait pas toujours !). J’ai d’ailleurs apprécié la façon dont Olivier Gay nous fait pénétrer les pensées intimes de Mahlin et Shani, à travers qui nous prenons la mesure du « boucher », qui ne se livre pas facilement.

  Les scènes de combat sont nombreuses et habilement chorégraphiées, on n’a aucun mal à imaginer telle ou telle scène. Le style, quant à lui, est franc et sans fioritures, et apporte un côté fiévreux à l’intrigue. Comme dit précédemment, par contre, le tome pêche un peu au niveau des intrigues de pouvoir. La faute à des « méchants » pas forcément très fouillés ou ambivalents, et qui manquent de charisme. Du coup, on reste un peu sur sa faim à ce niveau-là. M’enfin, on passe un agréable moment en compagnie du boucher, qui nous vend du divertissement en barre. Un hommage aux romans épiques.

Verdict : Avec les honneurs

rock

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3 réflexions sur “Olivier GAY – Le boucher, tome 1

  1. Nadège (Livraddict) 21/05/2013 à 09:08 Reply

    Ah, tu as écrit le mot magique: Gemmell ^^
    Dès que j’ai lu le résumé, et le début de ta chronique, j’ai pensé à lui. D’ailleurs, un des héros de Gemmell s’appelle Rek (dans Légende) et cette histoire ressemble étrangement aux trois Waylander compilés 😉
    En tout cas, ce livre me tente bien, Nymeria: je le rajoute dans ma LAL 😉

    • nymeria 24/05/2013 à 20:53 Reply

      Yep, on sent l’hommage à ces auteurs. Et si tu aimes Gemmell, je pense qu’il devrait te plaire sans souci. Merci de ton passage Nadège 😉

      • Nadège 24/05/2013 à 21:59

        Merci à toi aussi 😉

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