Tad WILLIAMS – L’arcane des épées, intégrale, tome 1

L'arcane-des-épées-1Titre original : Memory, sorrow and thorn, book 1: The dragonbone chair (1988)
Paru le : 22/11/2012
Editions : Pocket (semi-poche)
Collection : Fantasy
ISBN : 978-2-266-23505-1
Nbr de pages : 953
Prix constaté : 13.90€

Résumé :
Un mystère plane sur le grand château du Haywoit, l’ancienne forteresse des immortels Sithis. Le roi Jean, tueur du dragon Shurakai et souverain de toutes les nations humaines, est à l’agonie. Bientôt son fils aîné, le prince Elias, ira siéger sur le Trône du Dragon. Des complots se trament dans l’ombre. La mort du roi Jean est très attendue. Elle pourrait libérer un terrible maléfice que seul un petit groupe, la Ligue du Parchemin, a pressenti.
Simon, jeune orphelin et apprenti d’un mage de la Ligue, devra jouer un rôle essentiel dont il n’a aucune idée..

Ce que j’en ai pensé :
« L’arcane des épées », c’est tout d’abord un des grands cycles phares de la Fantasy. Edité pour la première fois dans le découpage original sous la forme de trois grosses intégrales, je n’avais plus d’excuses pour ne pas découvrir cet univers précurseur qui aurait, entre autres, inspiré George R.R. Martin. Si l’on part du principe que « L’arcane des épées » a été publié pour la première fois en 1988, et que c’est depuis devenu un classique du genre, alors on ne sera pas dépité par le début plus que lent du tome, et on aurait tort d’abandonner comme c’est parfois le cas avec les romans qui prennent leurs aises pour démarrer. On s’y attend d’ailleurs de pieds fermes (à un début lent), au vu du beau petit pavé que l’on tient entre les mains. Tad Williams a beaucoup de choses à nous dire, et l’univers d’Osten Ard est peaufiné dans les moindres détails. Histoire, géographie,peuples, alliances et conflits politiques, rien n’est laissé au hasard et Osten Ard nous apparait vite dans tout son faste. On pourra regretter ce flot d’informations qu’il nous faut digérer dès le début du tome, mais heureusement les passages de la vie quotidienne de Simon, le héros du cycle, viennent nous offrir un répit agréable.

  Les premiers pas du jeune héros sont donc posés et l’on fait gentiment connaissance avec lui, à travers ses explorations du château du Hayholt. Et premier constat appréciable, et un des points forts de ce cycle selon moi, c’est que Simon est un personnage sans pareille dans le genre. Pas spécialement vif, ni beau, ni doué dans un domaine particulier, on pourrait de prime abord le qualifier de « lent ». Voilà qui nous change agréablement des héros au potentiel enfoui et au charisme sans faille. D’ailleurs ce n’est ni un prince, ni un mercenaire ou que sais-je encore, mais juste un orphelin, homme à tout faire au château (du moins quand il ne vaque pas à ses rêveries qui font de lui une tête creuse en l’air). Et du coup, on se prend vite de sympathie avec le jeune garçon, qui se révèle au fur et à mesure à lui-même et aux autres. De naif, celui-ci va vite apprendre la méfiance, le don de soi pour une juste cause et le dépassement de ses limites. Sa curiosité et son intégrité le pousseront sur de drôles de chemins, que rien ne laisser présager en premier lieu.

  Les personnages secondaires, nombreux, sont eux-aussi, fouillés avec soin. Tad Williams accorde une place importante à la psychologie de ses personnages, à leur histoire familiale et à leur développement. De Binabik, le troll à la prose approximative (bravo au traducteur qui a réussi à conserver les erreurs de vocabulaire du troll, qui m’on fait rire plus d’une fois), à Pryrates le prêtre machiavélique et manipulateur (un poil stéréotypé tout de même), en passant par le prince Josua Mainmorte, tiraillé par son devoir et sa parenté, tous nous offre des échanges de qualité. Alors certes, ce premier tome joue sur certains ressorts de la fantasy épique classique et certains événements arrivent de manière trop opportune, mais tout est si bien orchestré, si soigné dans les moindres détails que l’on l’engloutit relativement vite malgré son poids. L’intrigue, qui se met en place doucement, apporte son lot de péripéties et de voyages au cours desquels Simon devra faire fi des apparences, parfois trompeuses. Certains passages, sombres, font froid dans le dos et le seigneur de l’Orage, Ineluki est entouré d’un mystérieux pénétrant, qui nous donne envie d’en savoir plus.
Bref, un premier tome prenant, qui présente quelques longueurs et n’évite pas quelques ressorts narratifs trop providentiels, mais qui gagne en suspense et en envergure grâce à son univers opulent et ses personnages attachants. Une bonne découverte !

Verdict : Bonne pioche

bonne-pioche

En + : Le tome possède un glossaire bien fourni et plus qu’utile pour parfaire sa connaissance d’Osten Ard, ainsi que deux cartes en début de tome, qui souffrent malheureusement d’un côté baveux pas très net… (de vieux échantillons peut être ?).

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6 réflexions sur “Tad WILLIAMS – L’arcane des épées, intégrale, tome 1

  1. Zina 23/07/2013 à 16:11 Reply

    Un cycle que j’ai repéré depuis sa sortie en intégrale, mais dont j’hésite toujours à l’achat… je ne sais trop pourquoi ^^

    • nymeria 24/07/2013 à 10:48 Reply

      Peut être parce que tu as peur que ça ait mal vieilli ? ^^ C’est sûr que ça reste de la fantasy épique classique à la base et que c’est un peu long à démarrer, mais il y a un vrai potentiel bien utilisé. En gros, il faut persévérer ! 🙂

  2. miguala 23/07/2013 à 18:06 Reply

    Je suis absolument fane de Tad Williams! L’arcane des épées m’attends gentiment à côté du trône de fer…
    Je n’arrive pas à me décider ( je sais, ma vie est horrible lol)

    • nymeria 24/07/2013 à 10:54 Reply

      Niveau pavé, tu as bien choisi entre les 2 cycles ! 😀 Une grosse lecture pour l’été ? Voyons, si je peux t’aider… Les 2 sont longs à se mettre en place. Bon, ça n’aide pas… Le trône de fer est plus sombre et il y a plus de personnages, mais il y a moins d’éléments « fantastiques » que dans l’arcane. L’arcane est plus classique mais reste assez adulte. Alors, ça t’a aidé ? Non ? Hum, hum, bon courage pour choisir alors : 😛

      • miguala 24/07/2013 à 23:04

        raaaa! Il va falloir que je le fasse à plouf plouf alors 😀

      • nymeria 25/07/2013 à 14:31

        La méthode infaillible ! 😀

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