Alan WATT – Carmen (Nevada)

carmenTitre original : Diamond Dogs (2000)
Paru le : 13/02/2013
Editions : Masque Poche
ISBN : 978-2-7024-3900-5
Nbr de pages : 279
Prix constaté : 6.60€

Résumé :
Neil Garwin a dix-sept ans. Il vit à Carmen, petite ville près de Las Vegas. Abandonné par sa mère à l’âge de trois ans, il tient son père, le shérif local, pour responsable. Neil est beau, il est quarterback dans l’équipe de football américain de son lycée. Il est aussi cruel envers les garçons de son âge que son père est violent avec lui. Un soir, après une fête trop arrosée, Neil, au volant de la voiture de son père, fauche et tue un jeune garçon.
Paniqué, il cache le corps dans le coffre et rentre chez lui dans tous ses états. Au matin, quand il trouve enfin un moment pour ouvrir le coffre, il est vide. Neil sait que son père a fait disparaître le corps mais aucun mot n’est échangé entre eux. Le shérif est appelé pour enquêter sur la disparition d’un jeune homme. À mesure que le noud coulant se resserre autour de Neil, la tension entre le père et le fils monte.

Ce que j’en ai pensé :
Voilà un petit roman qui n’a pas fait grand bruit lors de sa sortie mais qui pourtant vaut le coup d’œil à plus d’un titre. Très rapide à lire, « Carmen (Nevada) », du nom de la ville où l’action se passe, est un récit d’une grande force et qui marque durablement une fois le livre refermé. Une de ces lectures qui nous touche par le nombre de sentiments qu’elle suscite et par son ressort dramatique, habilement restitué. La narration s’étale sur quatre jours, eux-mêmes sous divisés en plusieurs chapitres, l’échéance entre le drame et sa conclusion progressant à grand pas. Tout cela concourt à faire monter la tension crescendo, jusqu’à nous prendre à la gorge. Anxiogène, le suspense est poussé à son paroxysme et on voit se profiler le dénouement une boule dans la gorge.

  L’histoire nous fait vivre ces quatre journées fatidiques en compagnie du narrateur Neil, seule voix du roman, dont il n’a fallu qu’une seconde d’inattention un soir de beuverie, pour voir sa vie basculer définitivement. On se trouve rarement de ce côté-ci de la barrière, pourrais-je dire, l’auteur nous plongeant dans la vie d’une de ces stars du lycée, un quaterback arrogant et à qui tout semble réussir. Pourtant les apparences sont trompeuses, et on se rend vite compte que le jeune adolescent n’est pas que ce qu’il veut bien montrer, et on n’en vient à le plaindre et à se laisser attendrir pas celui-ci. Pêle-mêle, le narrateur nous livre ses souvenirs, l’absence de sa mère, sa vie de famille inexistante, ses questions existentiels telles « qui suis-je ? », « où vais-je ? ». Mais surtout sa relation ombrageuse avec son père, qu’il déteste mais dont toute sa vie gravite autour. Autour de sa passion pour le chanteur Neil Diamond, qu’il vénère jusqu’à l’obsession, de ses attentes pour son fils dans le milieu sportif… La seule chose qui m’est réellement gênée, ce sont les digressions nombreuses à propos de Neil Diamond, qui finissent par nous soûler copieusement. En dehors de ça, voilà un roman bouleversant dont le final ne laissera personne indifférent. Une découverte.

Verdict : Avec les honneurs

rock

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