Larry CORREIA – Chroniques du Grimnoir, tome 1 : Magie brute

magie-bruteIllustration de couverture : Vincent Chong
Titre original : Grimnoir Chronicles, book 1: Hard magic (2011)
Paru le : 23/05/2012
Edition : L’Atalante
Collection : La dentelle du cygne
ISBN : 978-2-84172-590-8
Nbr de pages : 475
Prix constaté : 23€
Existe en format epub à 11.99€

Résumé :
Etats-Unis, début des années 1930. Les dirigeables sillonnent le ciel, Berlin est peuplée de zombies et la magie, apparue depuis près d’un siècle, a changé la donne. Le grand public hésite entre admiration et haine des « actifs », ces gens qui se téléportent, lisent dans les esprits, modifient la gravité, contrôlent les animaux, guérissent par imposition des mains… Deux organisations de magiques se livrent une guerre souterraine acharnée : l’Imperium et son maître le « président », qui tiennent le Japon, et le Grimnoir, société secrète de résistants aux intentions louables mais aux méthodes discutables.
Jake Sullivan, lui, vétéran de la Grande Guerre au passé de truand, ne doit la liberté qu’à son serment de mettre ses pouvoirs au service du FBI chaque fois qu’une enquête implique des « actifs » criminels. Il sera bientôt confronté aux véritables enjeux géopolitiques d’un monde au bord de l’enfer et de la destruction; il lui faudra choisir son camp. Magie brute, dans un style très visuel et percutant, mêle gangsters, superhéros désinvoltes et désabusés, jolies filles teigneuses, bagarres épiques et armes à feu à tous les étages.

Ce que j’en ai pensé :
Je ne le répéterai jamais assez, l’Urban fantasy est un des genres que je préfère, et après ma lecture enthousiasmante de « Sandman Slim » de Richard Kadrey, ce premier tome des « Chroniques du Grimnoir » fut une bouffée d’air frais ! Bourré de peps et jouissant d’une atmosphère qui se pose comme un maillon à part entière de cet univers haut en couleurs, « Magie brute » m’a tenu en haleine par son faste dès les premières bases posées. Le décor s’inspire ouvertement des années 30, avec ses gangsters, son parfum de prohibition, ses gros flingues et ses dirigeables. Ça en jette vraiment, Larry Correia réussissant à nous faire ressentir cette atmosphère débridée et dangereuse. Le côté magique en plus, l’auteur y associant des pouvoirs hors du commun qui rappelle les comics et ses super-héros classieux.

  Correia s’approprie ces composants pour les faire sien, en identifiant les différents pouvoirs (télékinésie, force surhumaine, invisibilité, téléportation, etc.), en les étoffant, et les personnalisant (les lourds, les brutes, les voyageurs, etc.). J’ai trouvé sympa la façon dont il essayait de se démarquer des concepts classiques, notamment avec cette histoire de manipulation de la gravité. L’atmosphère qui imprègne le tome fait très « old-school », on l’impression de tomber sur une vieille connaissance, une espèce de livre « doudou » (désolée, je n’ai pas trouvé d’autre mot) qui nous met de bonne humeur. C’est jubilatoire.

  Les personnages (en particulier Jake) sont solidement campés et nous apparaissent comme de vieux compagnons. La dynamique qui s’installe entre les membres du Grimnoir est un des points forts du roman, l’auteur n’hésitant pas à mettre en avant les sentiments qui agitent ses personnages. Ce n’est pas juste un bon roman « couillu », il sait aussi laisser la place à des émotions variées telles que l’amitié, l’amour, la camaraderie, etc. Le style reconnaissable des protagonistes (Delilah et sa belle robe rouge, Jake et son borsalino) marque l’esprit du lecteur de manière durable. On se les représente facilement à l’esprit.

  L’action, omniprésente, est menée tambour battant. Et l’intrigue, qui ne paye pas de mine de prime abord, s’étoffe peu à peu en intégrant un aspect historique (mais certes un peu biaisé). On y retrouve pêle-mêle : la 2nd guerre mondiale, la voie du Bushido du Japon féodal, la révolution industrielle, etc. Quelques incohérences sont à noter (c’est souvent le cas dans ce genre de roman), ainsi que quelques maladresses de traduction (la plus flagrante : le personnage qui dit « regardez » pour look, alors qu’il aurait dû dire « écoutez »), mais qui ne gâche le plaisir. Le glossaire en fin de tome est bien utile et apporte quelques subtilités intéressantes.

  Bref, un premier tome plein d’allant, d’humour, de sentiments, où les héros ne sont pas épargnés. Un roman « pulp », divertissant, qui fait hommage aux films de gangsters. A dévorer !

Verdict : Nuit blanche

nuit-blanche

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6 réflexions sur “Larry CORREIA – Chroniques du Grimnoir, tome 1 : Magie brute

  1. kimysmile 12/08/2013 à 07:25 Reply

    Je ne connais pas du tout ^^

    • nymeria 06/09/2013 à 13:32 Reply

      Il vaut le détour, surtout si l’on cherche une p’tite lecture détente bourrée d’action ^^

  2. Hilde 13/08/2013 à 20:24 Reply

    Je l’ai noté il y a quelques temps et ton billet me donne encore encore plus envie de le lire. 🙂

    • nymeria 06/09/2013 à 13:34 Reply

      Contente de t’avoir donné encore plus envie de le lire, on ne parle pas assez de ce bouquin je trouve ! Et c’est dommage, l’atalante publie de très bons romans ! Merci de ton passage 😉

  3. Zina 31/08/2013 à 14:08 Reply

    Je viens de l’acheter et ton avis me donne encore plus envie de le lire 🙂

    • nymeria 06/09/2013 à 13:40 Reply

      J’espère qu’il plaira autant qu’à moi ! Le tome 2 m’attend déjà dans la PAL. Bonne lecture ! 🙂

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