Simon VAN BOOY – Outre-Atlantique

outre-atlantiqueTitre original : The Illusion of Separateness
Paru le : 21/08/2013
Edition : Autrement
ISBN : 978-27467-3490-6
Prix constaté : 18€

Résumé :
Los Angeles, 2010. Martin, d’origine française, est venu s’installer en Amérique avec sa famille, des boulangers, après la guerre. Ses parents ont accompli un acte héroïque en 1944, sans qu’ il sache bien lequel. Un beau jour, il voit arriver dans la maison de retraite où il travaille un certain M. Hugo, un très vieil homme défiguré, qui meurt dans ses bras. France, 1968 : deux enfants découvrent dans les bois les restes du bombardier B-24 d un soldat américain. Vingt-cinq ans plus tôt, ce jeune GI vivait ses derniers instants de détente à Coney Island, le parc d’attraction de New York, avec sa fiancée Harriet. John a réapparu à la Libération, sans jamais vraiment expliquer ce qu il lui était arrivé. On va le découvrir, grâce au récit d’Amelia, la petite-fille de John, et à plusieurs flashback : petit à petit émergent les liens entre John, Martin et M. Hugo. Outre-Atlantique traverse l’océan et les années pour faire surgir, dans une prose intense et délicate, ces liens secrets qui tissent les destins.

Ce que j’en ai pensé :
Roman choral, « Outre-Atlantique » nous emmène sur les traces de différents personnages qui ont vu leurs destinées étroitement liées à un moment ou à un autre, à partir de la seconde guerre mondiale. Par un incroyable concours de circonstances, les divers protagonistes se rencontrent, parfois l’espace d’un fugace instant, et interagissent sur leur respective destinée, pour le meilleur (jamais le pire).

  Le récit débute par la voix de Martin en 2010, et suit les aléas de l’Histoire (la petite et la grande), pour nous emmener en 1944, mais aussi en 1981 en 1948, sur les pas de deux soldats, allemand et américain, supposés ennemis mais qui feront preuve de compassion à un moment clé de leur vie. Le récit, tel une galerie des glaces, renvoie le reflet de chaque personnage qui se croisent (parfois indirectement), dans une succession d’images à travers le temps et l’espace.

  Bien que j’aie apprécié la façon dont Simon Van Booy connectait chaque protagoniste, j’avoue être restée un peu détachée du récit, les personnages me parlant peu. Rapidité de la narration ou manque d’approfondissement de chaque « scénette », je ne sais pas vraiment l’expliquer, mais j’ai ressenti peu d’empathie pour les personnages. Ce qui est plutôt étonnant étant donné le tour dramatique de l’intrigue. La faute, peut-être, à une narration un peu indolente, qui manquait de dynamisme malgré les courts chapitres. Ce qui est dommage car l’idée était intéressante.

Verdict : Roulette Russe

roulette-russe

Lu dans le cadre de l’opération « On vous lit tout », organisée entre Libfly et le Furet du Nord.

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2 réflexions sur “Simon VAN BOOY – Outre-Atlantique

  1. Emily 09/09/2013 à 22:24 Reply

    Dommage, le pitch de départ avait l’air vraiment sympa !

    • nymeria 10/09/2013 à 13:40 Reply

      Oui, le pitch est sympa mais le traitement de l’histoire ne m’a pas émue. Une question de sensibilité sûrement ^^’

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