Sam SYKES – La Porte des éons, tome 1 : Le livre des abysses

laportedeséons1Illustration de couverture : Marc Simonetti
Titre original : The Aeon’s Gate, book 1: Tome of the Undergates (2010)
Paru le : 13/10/2011
Edition : Fleuve Noir
ISBN : 978-2-265-08900-6
Nbr de pages : 560
Prix constaté : 24€

Résumé :
La vie est rude pour les aventuriers.
En particulier pour Lenk, entouré de compagnons ayant une fâcheuse tendance à préférer s’entredéchirer plutôt que d’affronter leurs ennemis communs….
Mais Lenk lui-même doit composer avec ses propres problèmes. Notamment une voix qu’il est le seul à entendre et qui le pousse à tuer, encore et toujours.
Alors, imaginer que l’on charge cette bande de mécréants de retrouver le Livre des Abysses, un mystérieux artefact capable de libérer des démons… Il y a de quoi s’inquiéter.
Surtout quand on sait qu’ils ne sont pas les seuls dans cette quête.
La Reine Kraken compte bien revenir.

Impressions :
Vous ne connaissez peut être pas Sam Sykes, jeune auteur de fantasy américain, mais je suis sûre que le nom de sa mère vous dit quelque chose. Une certaine Diana Gabaldon… Si mère et fils n’ont rien à voir dans leur façon d’écrire ni dans les thèmes abordés, j’avoue que j’étais assez curieuse de découvrir ce que le fiston avait dans le ventre, surtout après avoir lu de bons échos sur la blogo anglophone. Ce premier tome de La porte des éons ne tient pourtant pas toutes ses promesses. Sam Sykes a essayé de nous pondre quelque chose à contre-courant de la fantasy habituelle, avec des anti-héros qui se tapent sur la gueule et dont les moeurs sont plus que douteuses, mais bizarrement l’ensemble ne colle (ou ne décolle) pas plus que ça. Même si je salue l’initiative. Il manque le petit truc qui fait que la sauce prend, l’ingrédient magique.

  L’histoire en elle-même est loin d’être mauvaise et les personnages sont plutôt hétéroclites et fouilllés, mais la narration parait un peu maladroite, les dialogues manquent de fluidité et d’authenticité, comme si on nous jouait une pièce les yeux collés sur le texte. D’ailleurs, c’est plutôt bizarre de faire coincider dans le même temps un langage châtié voire ordurier avec une prose plus soutenue voire gentilhomesque (et qui peut vite taper sur les nerfs). Le mélange des deux donne quelque chose de dissonant. De même on ne comprend pas grand chose au roman quand on le commence car l’auteur ne prend pas le temps de poser ses bases et ça manque clairement d’éclaircissement et de développement.

  Autre point négatif, c’est l’univers dans lequel évolue ce premier tome qui nous parait bien vide. La première partie se passe sur un bateau et on a vite l’impression de faire du sur-place, ça jette l’encre, ça flotte, ça coule. Si l’accent est mis sur les relations entre les personnages, passer la majeur partie du récit à se les faire se moucher puis s’embrocher n’était peut être pas la meilleure idée. Où est l’évolution ? Pourquoi restent-ils ensemble ? Et surtout où est le bagou et le culot qui devraient nous faire s’esclaffer devant leurs interactions ? Le bestiaire s’avère par contre original et flippant, sûrement l’élément le plus réussi du bouquin. Le mystère de la voix dans la tête de Lenk apporte aussi quelques interogations bienvenues. On est loin de la loufoquerie et du grand n’importe quoi jouissif d’un one piece comme j’ai pu le lire, mais si l’auteur corrige le tir dans le tome 2 peut être…

Verdict : Roulette Russe

roulette-russe

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