Orson Scott CARD – Les mages de Westil, tome 2 : Le voleur de portes

westil 2Titre original : Mither Mages, book 2: The Gate Thief (2013)
Date de parution : 20/03/14
Editions : L’Atalante
Collection : La dentelle du cygne
ISBN : 978-2-84172-665-3
Nbr de pages : 400
Prix constaté : 21€

Résumé :
Cet adolescent a les pouvoirs d’un dieu, mais les dieux eux-mêmes sont menacés de possession.
Depuis qu’il a dérobé les portes de Loki, Danny North est le plus puissant portemage de deux mondes, le nôtre et celui de Westil.
Ce qui ne fait pas de lui le plus heureux des lycéens : les dieux exilés sur Terre le traquent toujours pour le circonvenir ou le tuer, et Danny se demande à présent s’il n’a pas commis une terrible erreur en ouvrant sa grande porte entre les mondes… Car, en s’emparant des pouvoirs de Loki, il s’est aussi chargé de terribles responsabilités en toute ignorance.
Sur Westil, Boulette, alias Loki, en est bien conscient. Et, tandis qu’il se débat avec une reine perfide, une maîtresse éconduite et des intrigues de succession, il doit faire la paix avec Danny. Parce que, avant qu’il ne soit trop tard, il faut à tout prix lui apprendre pourquoi les portes avaient été fermées et quelle menace les belmages font peser sur les mondes.

Impressions :
Après un premier tome des plus sympathiques mettant en scène des dieux nordiques déchus un peu ploucs sur les bords, Orson Scott Card nous revient avec un tome de transition qui continue sur sa lancée, en apportant quelques nouvelles pistes. Si l’on retrouve l’humour du premier tome, l’auteur n’oublie pas pour autant le caractère manipulateur et perfide de ces dieux, qui ne reculent devant rien pour obtenir plus de pouvoir ou écraser leurs ennemis. Au milieu de cette lutte de pouvoir des familles, Danny, notre jeune héros, comprend peu à peu qu’il ne pourra pas éternellement profiter d’une vie d’ado « normal ». Comme toujours, les interactions entre les amis somnifrères de Danny et lui-même sont vivantes et drôles, bien que parfois un peu lourd dans le genre ado en rut. On retrouve le même travers que dans le premier tome. Certaines boutades sont drôles et les dialogues du tac-au-tac amènent une bonne dose de dynamisme dans un tome un peu lent à se développer, mais l’auteur rajoute toujours la couche de trop et l’humour devient pesant parfois.

  Si ce second tome sert de transition dans la trilogie et que les scènes d’action ne se bousculent pas au portillon, Orson Scott Card en profite pour faire évoluer les relations entre les personnages et nous apporter des précisions sur le fonctionnement de la magie westilienne et sur le grand méchant de l’histoire. J’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur les homomages, sur le système de la portomagerie et sur les objectifs de Loki. Le mélange de diverses religions et mythes donne quelque chose de touffu et intéressant bien que parfois un peu nébuleux à saisir. Nul doute que l’auteur éclaircira certains points dans le troisième et dernier tome. Notamment sur Bel et les Sutahites, sur Westil et les différentes mageries. La genèse des portes, leur manière de fonctionner et leurs réels pouvoirs promettent de bonnes choses pour le dernier tome.

  L’auteur se concentre également sur le développement des liens entre les personnages, qui se resserrent ou se brisent, le jeu des chaises musicales prenant de l’ampleur. L’introduction de nouveaux personnages clés et la mise en place de nouvelles alliances revêtent une importance capitale, les inimités étant de plus en plus évidentes. Entre les trahisons des amis et les complots ourdis qui se retournent contre les comploteurs, « Le voleur de portes » réussit à retenir notre attention malgré un démarrage plutôt lent.

  De plus, Orson Scott Card prend toujours soin des états d’âme de ses personnages et de leurs revirements. Entre un Danny qui se rend compte qu’il doit protéger beaucoup de monde, que son pire ennemi n’est pas celui qu’il croyait et les émois pubères qu’il ressent devant ce parterre de jolies filles qui se jettent à ses pieds, l’auteur ne ménage pas beaucoup son héros. Personnellement, le choix de Card de rendre Danny irrésistible aux yeux de la gent féminin juste parce que c’est un dieu puissant, je ne l’ai pas trouvé judicieux. Certes, comme l’auteur l’explique dans la postface, la mythologie est remplie de couples incertains et de naissances étonnantes, mais il n’est jamais dit que les humaines se pâmaient toutes pour les dieux, bien au contraire. Les ¾ des naissances ont eu lieu après que le dieu ait, d’une manière ou d’autre, dupée ou forcée l’humaine en question… Donc, bon. C’est un peu sexiste cette histoire. La fin du tome, un peu trop vite expédiée, m’a semblé un peu bizarre, comme si l’auteur ne savait pas comment conclure ce tome. Une réécriture plus ample n’aurait pas été du luxe. J’espère un final qui saura corriger les quelques défauts de ce sympathique cycle.

  En bref, un second tome qui prend ses marques et sert de transition en mettant l’accent sur l’évolution des relations entre les personnages et sur le développement de l’univers. L’humour est toujours présent, bien qu’il soit parfois un peu too much, et rend l’ensemble dynamique. Un tome un peu lent et nébuleux dans ses explications mais toujours sympathique !

Verdict : Bonne pioche

bonne-pioche

 

Publicités

Tagué:, , , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :