Hiroshi SAKURAZAKA – Edge of tomorrow

edge of tomorrowTitre original : All You Need Is Kill (2004)
Date de parution : 07/05/14
Editeur : Kazé
ISBN : 978-2-8203-1700-1
Nb. de pages : 231
Prix constaté : 13.29€

Résumé :
VIVRE…
MOURIR…
RECOMMENCER…

Il y a des cauchemars dont tu ne peux pas te réveiller, quels que soient les efforts que tu fasses. Moi, j’étais prisonnier d’un cauchemar, et peu importe le nombre de fois où je me réveillais, j’étais toujours piégé à l’intérieur. Savoir que j’étais pris dans une boucle, une boucle temporelle dont je ne pourrais plus sortir, était pire que tout. (…)
Aucune importance si je gardais tout ça pour moi, si personne ne me croyait jamais. Ça n’en était pas moins vrai. (…) La douleur qui te traverse le corps comme un éclair, les jambes si lourdes qu’il te semble qu’on les a remplacées par des sacs de sable, la terreur si intense qu’elle te serre le cœur – tout ça ne sortait ni de mon imagination ni d’un rêve. Je ne savais pas exactement comment, mais j’avais été tué. Deux fois. Aucun doute possible.

Impressions :
Transposé depuis peu à l’écran avec Tom Cruise dans le rôle-titre, le roman d’Hiroshi Sakurazaka a été un tel succès littéraire qu’en plus du film, un manga complet en deux tomes a même vu le jour. Manga dont on a confié la réalisation à Takeshi Obata, le célèbre mangaka de Death Note. C’est à l‘éditeur Kazé que l’on doit la parution conjointe du roman et du manga en langues françaises qui ont été publiés en parallèle de la sortie cinéma. Une bonne initiative, tant il est rare de voir arriver dans notre pays de romans de SF japonaise. Vu les bons retours dont bénéficiait le livre et mon envie d’explorer un peu plus avant ce que peut nous offrir le pays du soleil levant en matière de SF, je n’allais pas passer à côté de cette opportunité. Surtout que l’histoire n’est pas sans rappeler le film culte des années 90 avec Bill Murray et son « Jour sans fin », le récit tournant autour d’une journée qui recommence indéfiniment et plonge son héros dans une spirale de désespoir.

  Que faire quand on revit sans cesse le même jour ? Que l’on goûte à la même angoisse sans fin ? Que l’on est confronté perpétuellement à son inéluctable mort et que l’on assiste à celle de ses camarades ? Comment ne pas abandonner tout espoir ? Le personnage central d’Edge of tomorrow est un soldat novice, envoyé au front pour combattre les redoutables mimics. Kiriya, qui n’est qu’un bleu sans expérience, est lâché dès les premières pages dans cet univers désolé où les chances de gagner le conflit semblent infimes. Le langage cru et la violence des affrontements dont aucun détail ne nous est épargné nous prouvent que nous sommes en présence de SF militaire et qu’au contraire du film, le roman n’est pas tout public. La mort prématurée du héros n’est pourtant que le début de ce cauchemar. On assiste, incrédule, à son décès, puis la partie se relance et Kiriya se rend vite compte que cette impression de déjà-vu n’est pas une création de son esprit fatigué. Il est coincé dans une boucle temporelle. Dès lors, c’est tout un mécanisme qui s’enclenche : l’incrédulité, la fuite, l’impuissance puis une prise de conscience qui lui rend de sa combativité et le lance dans un combat acharné.

  Le cheminement de Kiriya, qui passe par différents états d’esprit, est extrêmement bien rendu. Plus d’une fois, on se dit que l’on aurait réagi pareil, ce qui apporte une cohésion au récit en plus de nous rendre notre anti-héros sympathique. Loin d’être parfait, Kirya est l’archétype du jeune homme un peu paumé, sans grand talent mais qui va se transformer sous nos yeux. Son antithèse féminine en la personne de la « Full metal bitch » représente le mentor qui va le prendre sous son aile pour l’aider à prendre son envol. Rita est une héroïne badass, magnifique combattante autant qu’elle est solitaire et tête brûlée. La trame qui repose sur la relation qui se noue difficilement entre les deux personnages (Rita ne se souvenant pas de Kiriya à chaque jour recommencé) présente malheureusement quelques maladresses. Ainsi l’évolution de leur relation et le mystère qui se cache derrière cette boucle temporelle débouche sur une révélation amenée gauchement, qui tombe un peu à plat. Ça manque de puissance narrative, comme si l’auteur avait pensé, sur le tard, à ce développement inattendu. Dommage, d’autant que le principe était astucieux. La partie « scientifique » qui entoure l’explication de ce jour sans fin et la situation dominante des mimics reste très efficace avec une fin à la hauteur, loin de la fin trop « proprette » du film de Doug Liman.

Verdict : Bonne pioche

bonne-pioche

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