Ivan REPILA – Le Puits

le puitsTitre original : El nino que robo el caballo de Atila (2013)
Traduit par Margot Nguyen Béraud
Editions : Denoël
Parution : 9/10/2014
ISBN : 978-2-207-11768-2
Nbr de pages : 108
Prix constaté : 11€

Résumé :
Deux frères, le Grand et le Petit, sont prisonniers au fond d’un puits de terre, au milieu d’une forêt. Ils tentent de s’échapper, sans succès. Les loups, la soif, les pluies torrentielles : ils survivent à tous les dangers. À leurs côtés, un sac de victuailles donné par la mère, mais ils ont interdiction d’y toucher. Jour après jour, le Petit s’affaiblit. S’il doit sauver son frère, le Grand doit risquer sa vie. Le Petit sortira-t-il? Le Grand survivra-t-il? Comment surtout se sont-ils retrouvés là?

Impressions :
« Le puits » est une fable féroce et désenchantée qui laisse avec une légère amertume dans la bouche une fois la dernière page tournée. Très court (à peine une petite centaine de pages), ce récit n’en est pas moins dense et éprouvant tant il nous fait passer rapidement par toute une palette de sentiments divergents. Le tour de force d’Ivan Repila avec ce premier roman, c’est justement de réussir à nous faire passer par de nombreux états d’esprit en l’espace d’une poignée de minutes. Haine, joie, dégoût, cruauté, chagrin, folie, abnégation, c’est une véritable avalanche d’émotions qui nous traversent.

  Difficile de parler de l’histoire du puits sans trop vous en révéler et couper l’effet de surprise. Disons juste qu’il s’agit de l’histoire de deux frères, des enfants, tombés au fond d’un puits et qui tentent de survivre. Comme dans toute bonne fable, les deux frères ne disposent même pas de noms, l’auteur nous les présentant juste comme le grand et le petit. Il ne s’agit pas tant de déshumaniser les enfants que de rendre leur histoire universelle et de se concentrer sur le message du récit. Car la morale n’est jamais loin et on parcourt le roman avec anxiété et réflexion, le propos de l’auteur étant percutant comme il se doit.

  Bien que le récit soit éprouvant, on se retrouve scotché devant le devenir des deux frères, espérant qu’ils s’échappent mais se doutant qu’ils n’en sortiront pas indemnes. Malgré l’horreur de la situation, les enfants étant confrontés au froid, à la faim, à la soif et au désespoir, j’ai été surprise d’être prise d’un fou rire irrépressible lors d’une scène où l’un des deux frères est sujet à un trouble du langage qui lui fait mélanger les syllabes. Je me suis retrouvée en phase avec l’autre frère qui malgré la situation alarmiste, ne peut s’empêcher de relâcher la pression et de craquer devant cette ultime étrangeté. Comme quoi Ivan Repila mène le lecteur où il veut, sans effort apparent. Bref, une découverte à faire, malgré un récit sombre.

Verdict : Bonne pioche

bonne-pioche

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