Austin RATNER – Lost boy

lost boyTitre original : In the land of the living (2013)
Date de parution : 13/05/2015
Editions : Calmann-Lévy
ISBN : 978-2-7021-4469-5
Nbr de pages : 342
Prix constaté : 22.50€

Résumé :
Petit garçon, Isidore Auberon a perdu sa mère. Ce gamin intelligent, vif et curieux grandit avec ses frères à l’ombre d’un père juif immigré polonais, violent et colérique, dans le Cleveland des années 60, entre misère et débrouille. Pour échapper à l’enfer paternel, Isidore se jette à corps perdu dans ses études de médecine, intègre Harvard et finit par tomber amoureux. Un beau jour, il est père à son tour mais, comme sa mère avant lui, ne verra pas grandir ses fils, Leo et Mack.
Pour eux, Isidore devient un être mythique, un héros légendaire qui leur a laissé en héritage une rage sourde et la douleur de l’absence. Des années après sa disparition, Leo et Mack, qui se détestent désormais autant qu’ils s’aiment, doivent entreprendre ensemble un voyage en forme de retour aux sources. Un road-trip entre Los Angeles et Cleveland, durant lequel alterneront crises de rire, épisodes de complicité, accès de fureur et déchirements, avec pour horizon la tentative de se libérer d’un poids venu du fond des âges…

Impressions :
A la lecture du synopsis de ce roman, je me suis dit qu’il avait tout pour me plaire. Une épopée familiale qui décortique les relations père-fils, un road-trip tendu entre deux frères, beaucoup de sentiments mis sur la sellette, voilà qui avait l’air prometteur. Pourtant, impossible de m’attacher à l’histoire racontée par Austin Ratner. Si sur les premières pages, pourtant laborieuses, j’ai réussi à passer outre le style décousu et tarabiscoté de l’auteur pour m’intéresser au fond de l’histoire, sur la durée, impossible de m’y tenir.

  Le récit possède du potentiel à revendre. Isidore, coincé entre un père inconstant et défaillant, est bien décidé à mûrir le plus vite possible et pallier à tous les défauts de celui-ci. Avoir un bon travail, un mariage heureux, être un bon père. Mais malgré toutes ses bonnes résolutions, on ne choisit pas tout dans la vie et très vite, une maladie l’emporte. Il laisse cependant à ses deux petits garçons une image « héroïque ». Mais les a t-il vraiment préparé à tout affronter dans la vie ? Pas sûr…

  Dès le premier tiers du roman, le récit se concentre sur les fils d’Isidore, sur leurs relations en dents de scie et surtout sur Leo, l’ainé aux difficultés relationnelles. La narration est chargée d’émotions et évoque des thèmes porteurs comme l’accomplissement, l’acceptation, la différence, le deuil, l’esprit de famille… Il y a pas mal de leçons à tirer de l’histoire tragique de cette famille imparfaite.

  Malheureusement comme je l’annonçais plus haut, j’ai eu beaucoup de mal à me faire au style de l’auteur. Entre des phrases à rallonge, des métaphores à n’en plus finir et la mauvaise habitude qu’il a de passer du coq à l’âne sans aucune transition, on se sent vite perdu. J’ai régulièrement dû m’y prendre à plusieurs fois pour comprendre le sens d’une phrase, c’est dire… Le schéma narratif que l’auteur a voulu écrire comme une épopée chevaleresque donne quelque chose de chaotique et manque de maitrise. Bref, un récit intéressant sur le fond mais qui pêche dans la forme.

Verdict : Planche de salut

planche-de-salut

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