Archives de Catégorie: Drame

Timothy S. LANE – Devenir une légende

devenir une légendeTitre original : Rules for Becoming a Legend (2014)
Traduit par Françoise Adelstain
Date de parution : 25/03/2015
Editions : Stock
Collection : La Cosmopolite
ISBN : 978-2234077881
Nbr de pages : 366
Prix constaté : 21.50€

Résumé :
C’est le soir. Jimmy Kirkus, seize ans, est seul dans le gymnase. Quatorze foulées, Jimmy se jette tête la première contre un mur de brique, une fois, deux fois, trois fois. Il est couvert de sang. Maintenant tout Columbia City, Oregon, est au courant ; trop petite ville pour garder un secret aussi grand. L’histoire fait boule de neige, intégrant ses prouesses de basketteur, la vie chaotique de ses parents, pleine de fuites, où la tragédie a trouvé bien trop d’occasions de s’infiltrer.
Tout le monde parle à nouveau de la « malédiction des Kirkus ».

Impressions :
La collection « La Cosmopolite » des éditions Stock ne me déçoit presque jamais. J’y ai fait la découverte de très bons auteurs comme Anne Tyler ou encore Emma Donoghue. Et c’est un peu par hasard si j’ai jeté mon dévolu sur cet auteur américain que je ne connaissais pas, interpellée par le résumé assez choquant de son livre. Un adolescent se jette tête la première contre un mur de gymnase, courant et se heurtant, encore et encore, jusqu’à perdre conscience. Mais qu’est-ce qui a bien pu lui prendre ? C’est là la grande question du roman. A partir de ce drame, l’auteur déploie son intrigue pour nous expliquer la raison de ce geste. Entre passé et présent, Timothy S. Lane louvoie par à-coups, nous ouvrant à des instantanés du quotidien d’une famille lambda, qui n’aura pas été épargnée par la vie.

  La narration est ingénieuse. Elle égrène les heures entre le geste désespéré de Jimmy, multipliant les allers-retours entre le passé de ses parents et le présent où sa famille est éclatée. Les révélations se font au compte-goutte, l’auteur cherchant tout d’abord à nous laisser apprivoiser les Kirkus, de père en fils. Du père, star de basket au fils lui-même doué pour ce sport. Le parallèle entre Jimmy et son père puis entre son père et son grand-père est tracé. Timothy S. Lane analyse les relations père-fils avec beaucoup de tact et une grande lucidité. Que ce soit en cherchant à tout prix à se démarquer de son père pour ne pas répéter les erreurs du passé ou en voulant au contraire marcher sur ses traces pour mieux rivaliser avec la figure paternelle, l’auteur explore toutes les pistes des rapports père-fils.

  Chacun des personnages, bien que truffé de failles, possède un charisme impressionnant. Je me suis attachée à chacun d’entre eux. La figure du grand-père, sorte de vieux fou vagabond, m’a particulièrement émue. La scène entre les trois générations réunie sur le terrain de basket est un vrai crève-cœur. La plume sait se faire poignante sans verser dans le pathos. J’ai d’ailleurs éprouvé une grande facilité à visualiser les évènements tant l’auteur est communicatif. Mieux, j’ai eu parfois l’impression de voir un film se dérouler devant mes yeux, à tel point que j’ai même choisi des acteurs pour tous les rôles ! Ce roman ferait un très grand film à n’en pas douter.

  On espère des lendemains meilleurs pour cette famille touchée par la tragédie et contre qui le mauvais sort semble s’acharner. Mais « La malédiction Kirkus » frappe et n’épargne rien sur son passage. Peu à peu, on découvre l’ampleur du drame et on finit par saisir les raisons qui ont poussé Jimmy à se fracasser le crâne… En dehors des liens familiaux, l’auteur dresse également le portrait de ces petites villes où chacun se connait et où l’on s’approprie la renommée de ces jeunes talents qui réussissent. L’atmosphère oppressive qui s’en dégage est un poids de plus pour qui cherche à se faire oublier. Vous avez beau faire des efforts, batailler de toutes vos forces pour vous sortir la tête de l’eau, c’est impossible si tous les habitants épient vos moindres faits et gestes et se posent en donneurs de leçons. L’auteur livre une réflexion éclairée sur la notion de réputation et de célébrité, même éphémère. Faites une erreur une fois et elle vous collera à la peau comme de la super glue. Un très beau roman, émouvant et cruel, pénétrant et pudique. Inoubliable. A l’image de ces leçons pour « Devenir une légende ».

Verdict : Nuit blanche

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Claire FULLER – Les jours infinis

les jours infinisTitre original : Our endless numbered days (2015)
Traduit par : Mathilde Bach
Date de parution : 29/04/2015
Editions : Stock
Collection : La Cosmpolite
ISBN : 2234077567
Nbr de pages : 325
Prix constaté : 20€

Résumé :
Il n’a pas l’air d’un menteur », pense Peggy Hillcoat en regardant la photo de son père. Elle a été prise l’été de ses huit ans. Il avait transformé la cave en abri antiatomique et discutait de fin du monde avec ses amis survivalistes. Sa mère retenue au loin, ils s’étaient amusés à camper dans le jardin, avant qu’il ne l’emmène en voyage dans une forêt lointaine. Les vacances se muent en perpétuité quand il lui annonce que le reste du monde a disparu.
La vie de Peggy sera désormais réduite à un piano bricolé qui joue de la musique dans sa tête, à la forêt immense et à une hutte en bois. En 1985, Peggy est de retour à la maison, après neuf ans d’absence. Comment a-t-elle survécu mais surtout comment est-elle revenue ?

Impressions :
« Les jours infinis », c’est le récit inquiétant d’une gamine privée de tout, sous le coup d’une lubie de son père qui décide un jour de l’emmener vivre dans la forêt. Qu’est-ce qui a bien pu passer par la tête de ce père pour qu’il arrache ainsi sa fille à son environnement, à sa mère (qu’il dit morte), à la civilisation même ? La vérité, occultée pendant la majeure partie du récit, nous percute comme un boulet de canon dans la dernière ligne droite. L’horreur se cache parfois dans les non-dits…

  Sous fond de psychose survivaliste, ce roman joue avec les nerfs du lecteur, le poussant dans une direction pour mieux le fourvoyer par la suite. La grande force de la narration se trouve dans les nombreux allers-retours entre passé et présent, avec une grande zone d’ombre sur les neuf années que Peggy a passé en forêt avec son père. De retour chez elle, auprès de sa mère et d’un frère qu’elle découvre, elle peine à reprendre le cours d’une vie normale. Ces courts chapitres, qui nous permettent de nous rendre compte à quel point Peggy est isolée de tout, m’ont vraiment bouleversé.

  L’auteure aborde la psyché brisée de l’héroïne avec beaucoup de tact. Que ce soit la condition physique de Peggy ou son sentiment d’être bousculée par l’existence, Claire Fuller n’oublie aucun aspect. Les passages qui reviennent sur le quotidien vécu par l’héroïne avec son père en forêt sont délibérément lents. Les jours passent, avec toujours les même gestes, les même préoccupations, le même ennui. Et les jours semblent bien infinis comme le titre nous le suggère. Puis une nouvelle tocade, une nouvelle colère du père survient et l’auteure nous ferre. Malgré un récit assez contemplatif par moments, la tension est bien présente, angoissante au fur et à mesure que les silences se révèlent d’eux-mêmes. La fin est effroyable et nous prend par surprise. Encore une superbe découverte par La Cosmopolite des éditions Stock.

Verdict : Avec les honneurs

rock

John DARNIELLE – Le loup dans le camion blanc

le loup dans le camion blancTitre original : Wolf in white van (2014)
Traduit par : Nathalie Bru
Date de parution : 25/02/2015
Editions : Calmann-Lévy
ISBN : 978-2-7021-5725-1
Nbr de pages : 254
Prix constaté : 19.50€

Résumé :
À dix-sept ans, Sean est défiguré. Peu après, il crée Trace Italian, un jeu de rôle dans lequel, un tour après l’autre, les joueurs cherchent un abri dans une Amérique post-apocalyptique. Les années passent. Sean vit de la popularité grandissante de ses jeux, complètement coupé du monde extérieur. Mais un jour, un couple d’adolescents décide de transposer Trace Italian dans le monde réel. C’est le drame. Mis en cause, Sean s’interroge sur les risques de son imaginaire. Les murs qui séparent la réalité de la fiction sont-ils solides ? Comment une seule décision peut-elle nous façonner ? Quelles menaces sommeillent dans nos esprits ?

Impressions :
L’histoire du « Le loup blanc dans le camion » est à l’image de sa couverture : hypnotique, labyrinthique. Difficile de parler de ce roman sans trop en révéler car ce serait vous gâcher l’expérience, lever le voile sur la raison de ce voyage dans l’esprit perturbé de cet ado qui souffre. Ce premier ouvrage de John Darnielle ne laissera personne indifférent parce qu’il réveille en nous un écho, des impressions fugaces de déjà-vu, déjà-ressenti, déjà-vécu. L’histoire de Sean, c’est celle du mal-être ado, de l’incompréhension des parents et de la non-acceptation de ce qui est différent, du refus d’affronter la réalité trop amère ou trop décevante.

  Ce roman ne plaira probablement pas à tout le monde parce qu’il n’est pas facile d’accès. Il faut faire un effort pour s’en imprégner, pour l’apprécier. Spécial « Le loup dans un camion blanc » ? Oui, très. De bien des manières. Par sa narration faite de souvenirs, de considérations existentielles, d’analyse de soi. On se perd dans les méandres de l’esprit de Sean et on se réfugie avec lui dans son imagination dérivative qui l’aide à oublier la douleur. Par son amalgame entre la réalité cruelle et l’univers du jeu qui s’inspire de sa souffrance. Fuir la réalité pour ne pas devenir fou ou avoir à affronter sa solitude, voilà de quoi est fait le quotidien de Sean. Par sa plume envoûtante, qui nous parle et qui en révèle beaucoup par ses non-dits, par ses allusions.

  Si le roman est si différent, c’est aussi par ce qu’il cache entre ses pages une vérité douloureuse, que l’on découvre à demi-mot, au détour d’une section de ce labyrinthe. Sean est défiguré, Sean souffre. Mais que lui est-il arrivé ? Quelles sont les circonstances exactes du drame qu’il a vécu ? Pourquoi ce titre « Le loup dans un camion blanc » ? John Darnielle nous livre ses réponses de manière détournée, chargeant le lecteur de faire l’effort de s’impliquer dans le récit s’il veut en trouver toutes les clés. C’est maitrisé, déprimant et grandiose en même temps. Bref, un roman unique, à aborder l’esprit ouvert.

Verdict : Avec les honneurs

rock

Pauline CHEN – Dans le pavillon rouge

dans le pavillon rDate de parution : 12/03/2015
Editions : Points
Collection : Grands romans
ISBN : 978-2-7578-4899-9
Nbr de pages : 567
Prix constaté : 8.80€

Résumé :
Chine, 1721. Daiyu, dix-sept ans, est accueillie à Pékin au sein de la famille de sa mère, les Jia, des aristocrates liés à la maison impériale. Amours illicites, règles hiérarchiques strictes, meurtre et coup d’Etat, la vie à la cours a de quoi déconcerter la jeune provinciale. D’autant plus quand les événements précipitent la chute de la famille Jia, qui passe de l’opulence à la misère.

Impressions :
Avec « Dans le pavillon rouge », Pauline Chen a voulu rendre hommage à un ouvrage paru en Chine au 18ème siècle, récit qui s’étirait sur plus de 2500 pages et que l’auteure a cherché ici à condenser et à réinterpréter. Je ne connaissais pas le roman originel de Cao Xueqin mais je suis ravie d’avoir découvert l’histoire de la famille Jia, qui nous offre un aperçu de la vie contraignante dans une grande maisonnée à l’époque Qing. C’est une peinture des mœurs captivante, un ballet où l’on voit parents proches et éloignés, serviteurs, concubines, ancienne et nouvelle génération se confronter, pour mieux redéfinir les rôles qui leur incombent. Un roman captivant, qui malgré ses presque 600 pages ne m’a pas ennuyé un instant. Bienvenue dans le palais de Rongguo !

  La grande force du roman de Pauline Chen, c’est de n’oublier personne quand il s’agit de montrer le quotidien de l’époque. Petit personnel comme fonctionnaire, chacun y trouve sa voix car les relations entre maitres et serviteurs étaient parfois bien ténus. Il n’était pas rare de voir une servante appréciée s’élever au rang de concubine, tant que son niveau d’éducation ne laissait pas trop à désirer. On pourrait croire que la position privilégiée de successeur ou de première épouse serait la plus envieuse, mais à lire « Dans le pavillon rouge », on se rend vite compte qu’il n’en est rien. Chaque position dans la hiérarchie amène son lot d’obligations et de contraintes, que l’on soit une femme mariée ou un fils ainé. Cette ambiguïté des rapports qui reposent sur un sens du devoir préétabli peut vite voler en éclats.

  Pauline Chen passe du temps à polir ses personnages, leurs motivations, leurs espoirs, leurs désirs profonds. Les relations entre les personnages sont au cœur de ce roman et les rapports de force entre les différentes parties changent régulièrement. C’est passionnant de voir tout ce petit monde se démener pour respecter les convenances ou les briser selon leurs envies. Le personnage de Xifeng, qui est mis en exergue dans une grande partie du roman est complexe et changeant et sa destinée m’a beaucoup remuée. De première épouse et responsable de la gestion du palais, elle finira humiliée puis abandonnée de tous. Il est consternant de constater que l’intérêt d’une personne réside dans son statut et que vous êtes apprécié et respecté selon ce que vous pouvez apporter aux autres.

  L’auteure nous dépeint ainsi la condition féminine de l’époque, que l’on soit première épouse, douairière, concubine, fille ainée ou servante. Et s’il y a bien un trait qui ressort de tout ça, c’est qu’une femme n’avait pas son mot à dire à l’époque et était au mieux un oiseau en cage prié d’obéir à ses parents, puis à son mari, à son fils ou à ses maitres. L’autre intérêt du roman réside dans la reconstitution minutieuse de l’époque, avec son contexte historique changeant, ses rituels et ses superstitions. La seconde partie du récit qui montre que la renommée d’une maison dépend aussi du pouvoir politique en place est très finement menée. Un vrai coup de pied dans la fourmilière qui change les rôles. Pauline Chen ne nous laisse pas sur notre faim et nous emmène aux côtés de ses personnages jusqu’à la fin, dans un épilogue qui montre bien que le bonheur ne réside pas forcément dans l’opulence.

Verdict : Avec les honneurs

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Gavin EXTENCE – Alex Woods face à l’univers

alex woods face à l'universTitre original : The Universe Versus Alex Woods (2013)
Traduit par : Nicolas Thiberbille
Date de parution : 15/04/2015
Editions : JC Lattès
ISBN : 978-2-7096-4375-7
Nbr de pages : 376
Prix constaté : 20€

Résumé :
Tout est un peu bizarre dans la vie d’Alex Woods, mais il faut bien s’y faire. Il sait que grandir au côté d’une mère célibataire, cartomancienne de son état, ne l’aidera pas à passer inaperçu au collège. Il sait aussi que les événements les plus improbables peuvent survenir, comme la chute d’une météorite sur un crâne – ses cicatrices sont là pour le prouver. Ce qu’il ne sait pas encore, c’est que sa rencontre avec M. Peterson, un vétéran du Vietnam au tempérament acariâtre, va bouleverser son destin. De leur amitié aussi forte qu’inattendue Alex apprendra une chose : on ne vit qu’une seule fois et chacun de nos choix compte. Mais comment aller au bout de ses choix quand l’univers est contre vous ?

Impressions :
Il y a des livres qui nous secouent, nous interpellent et nous laissent avec un fort sentiment d’attachement, que l’on ne s’explique pas toujours. Pourquoi celui-ci nous remue plus qu’un autre ? « Alex Woods face à l’univers » est un joli coup de cœur qui ne m’a demandé que quelques heures de lecture tellement j’étais happée par son histoire et sous le charme de ce garçon « un peu » spécial. Je l’ai refermé les larmes aux yeux et depuis les personnages ne m’ont pas quitté. Pour un premier roman, Gavin Extence frappe fort et m’a bluffé par l’aisance avec laquelle il nous fait pénétrer dans l’univers d’Alex, un univers fait de probabilités, de circonstances extraordinaires et de banalités. Un roman qui cache bien son jeu !

  Avec son titre évocateur, qui n’est pas sans rappeler les comics de super-héros, « Alex Woods face à l’univers » n’a pas à rougir de sa grandiloquence. Car oui l’histoire d’Alex, c’est un l’histoire d’un super-héros des temps modernes, celle d’un jeune garçon qui ne faillira jamais à ses principes, quitte à nager à contre-courant de ses pairs. Qu’est-ce que ça fait d’être différent ? Alex l’apprend très tôt. Comme il nous l’explique, non sans humour, il est très dissemblable des garçons de son âge. Il aime les livres (horreur !), les sciences, est maigrelet, a une mère cartomancienne qui croit aux forces surnaturelles, et comble de la non-cool attitude, une météorite lui est tombée sur la tête lorsqu’il avait dix ans, lui laissant un cerveau… récalcitrant. Quand on a que dix ans et que l’on doit accepter des crises épileptiques accablantes en sus d’une vie déjà bien étrange, il faut savoir être combatif ! Et Alex Woods est un gamin hors du commun…

  Le grand point fort de ce roman, c’est le regard ravageur que porte Alex sur le monde qui l’entoure. Doté d’un esprit pragmatique et d’un humour pince-sans-rire qu’il utilise sans même s’en rendre compte, Alex Woods est un personnage extrêmement attachant. Ce récit, c’est le sien, celui d’un gamin puis d’un ado qui a dû batailler avec sa maladie et sa différence pour rester à tout moment lui-même. Outre ses crises épileptiques débilitantes, il doit aussi composer avec des camarades de classe qui ne brillent pas par leur intelligence et une mère surprotectrice qui ne le laisse pas libre de ses mouvements. Sa rencontre improbable avec un vieux monsieur va changer sa vie et permettre à Alex de s’ouvrir aux autres et à mieux contrôler ses crises.

  La plume de Gavin Extence est un pur délice, son jeune narrateur adoptant un ton dévastateur, mi-acéré, mi-naïf, dont on ne se lasse pas. Les réflexions d’Alex sur son univers, bien que candides au premier abord, sont en fait plus pertinentes qu’on ne pourrait le croire. Les jolis quiproquos qui s’en suivent nous font rire à chaque d’une fois. C’est un vrai bonheur que de découvrir au détour d’une phrase une petite allusion à ce qui a été dit précédemment et plus d’une fois je me suis dit « bien joué ! ». L’histoire d’Alex Woods est un habile mélange d’ordinaire et d’extraordinaire et nous fait réfléchir sur la mort, la différence et l’acceptation de soi. Débordant d’une tendresse toute naturelle pour son jeune héros, Gavin Extence réussit le tout de force de nous faire aimer ce gamin, au point qu’on le quitte à regret, la sensation d’avoir perdu un être cher une fois la dernière ligne lue. Satisfait mais triste également. A découvrir sans tarder !

Verdict : Nuit blanche

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