Archives de Catégorie: Fantasy

Chloé CHEVALIER – Récits du Demi-Loup, tome 1 : Véridienne

récits du demi-loup 1Date de parution : 20/08/2015
Editons : Les Moutons électriques
ISBN : 978-2361832186
Nbr de pages : 376
Prix constaté : 19.90€

Résumé :
Au bord de l’implosion, le royaume du Demi-Loup oscille dangereusement entre l’épidémie foudroyante qui le ravage, la Preste Mort, les prémisses d’une guerre civile, et l’apparente indifférence de son roi. Les princesses Malvane et Calvina, insouciantes des menaces qui pèsent sur le monde qui les entoure, grandissent dans la plus complète indolence auprès de leurs Suivantes. Nées un jour plus tard que les futures souveraines auxquelles une règle stricte les attache pour leur existence entière, les Suivantes auraient dû être deux. Elles sont trois. Et que songer de la réapparition inopinée du prince héritier, Aldemor, qu’une guerre lointaine avait emporté bien des années auparavant ? Avec lui, une effroyable réalité rattrape le château de Véridienne, et le temps arrive, pour les Suivantes et leurs princesses, d’apprendre quels devoirs sont les leurs.

Impressions :
Après le très bon recueil de Claire Krust chez ActuSF, la rentrée des Indés de l’Imaginaire proposait également le premier roman d’une jeune auteure, chez Les Moutons électriques cette fois. Il s’agit du premier tome des Récits du Demi-Loup de Chloé Chevalier, de la fantasy centrée sur ses personnages, qui fait la part belle aux intrigues de cour. Loin de la fureur des batailles, Chloé Chevalier propose avec Véridienne un tome d’introduction solide, qui met en place un univers avec son système de castes, ses enjeux politiques et ses premiers rôles.

  Le gros point fort du roman, c’est bien sûr la mise en place du principe des « Suivants », ces enfants du peuple nés le jour suivant la naissance d’un enfant royal et qui partagera son quotidien jusqu’à sa mort. Sur cette base, Chloé Chevalier construit tout son univers. Ce seront les fameux suivants royaux qui nous raconteront l’histoire à leur manière. A chaque narrateur ses armoiries qui signalent le changement de voix à chaque chapitre, et à travers ses confidences relatées telles un journal intime, c’est tout un univers qui se déroule sous nos yeux.

  Cette idée de départ est fort bien exploitée, l’auteure nous expliquant dans le détail les règles qui entourent les Suivants. Placés sur un même pied d’égalité que le prince ou la princesse qu’ils servent, les Suivants sont aussi soumis à toute une série d’usages parfois contraignants et qui peuvent être source de frictions (par exemple, lorsque l’un des Suivants désire se marier). Chloé Chevalier soigne sa conception qui s’intègre parfaitement au développement de l’intrigue, l’auteure nous déroulant les différents passages vers l’âge adulte des princesses et leurs suivantes. On voit ainsi les protagonistes évoluer, s’affirmer ou le cas échéant prendre un virage à 180°.

  Parlons-en justement de ces personnages. L’auteure choisit pour premiers rôles des personnages féminins : Malvane, Calvina, Nersès, Lufthilde et Cathelle. Cinq personnalités différentes, plus ou moins impulsives, plus ou moins dociles, mais dans tous les cas cinq héroïnes affirmées que l’on prend plaisir à suivre (même si certaines nous donnent envie de dispenser quelques baffes). Au beau milieu de tout ce girl power, un prince tout de même, Aldémor, qui apportera un œil extérieur sur les évènements se déroulant dans l’univers du Demi-Loup.

  Chloé Chevalier n’hésite pas à nous confronter à des scènes de la vie quotidienne tout ce qu’il y a de plus trivial, permettant ainsi de saisir tout le processus de maturité des demoiselles. Entre les rivalités amoureuses, les divers clashes de personnalités et les joyeux moments de confidences, on ne s’ennuie pourtant pas (ce qu’il faut saluer). Le lent processus de la mise en place de l’intrigue politique et économique permet à l’auteure de mettre en exergue ses personnages et les relations qui les lient. On sent que cela gronde dans le royaume des Eponas et la fin du premier tome est plus que prometteur en ce sens. Bref, un premier roman et un premier tome ambitieux !

Verdict : Avec les honneurs

rock

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Claire KRUST – Les Neiges de l’éternel

les neiges de l'éternelIllustration de couverture : JungShan Chang
Date de parution : 21/08/2015
Editions : ActuSF
Collection : Les trois souhaits
ISBN : 2917689927
Nbr de pages : 344
Pris constaté : 18€
Existe en ebook à 5.99€

Résumé :
Dans un Japon féodal fantasmé, cinq personnages racontent à leur manière la déchéance d’une famille noble. Cinq récits brutaux qui voient éclore le désespoir d’une jeune fille, la folie d’un fantôme centenaire, les rêves d’une jolie courtisane, l’intrépidité d’un garçon inconscient et le désir de liberté d’un guérisseur. Le tout sous l’égide de l’hiver qui s’en revient encore.

Impressions :
Premier roman d’une jeune lilloise qui allie un Japon féodal poétique et fantasmé à la pure tradition des histoires de fantômes chinois. Une merveille de sensibilité et d’élaboration, qui force le respect pour un premier essai. Si vous aimez les nouvelles mais que vous n’aimez pas leur aspect limité qui ne permet pas de développer un univers plus avant, « Les neiges de l’éternel » devrait vous plaire. Car il s’agit d’un recueil structuré autour d’un même univers, que l’auteure exploite à travers différents personnages et diverses époques, navigant de l’un à l’autre par des passerelles subtiles, un fil d’Ariane reliant les protagonistes entre eux.

  Perdus dans les méandres d’un hiver glaçant à souhait, saison qui s’apparente à un personnage à part entière tant l’influence pernicieuse de celui-ci semble décisive, les protagonistes se débattent avec la maladie mais aussi avec leurs peurs les plus secrètes. Quel point commun y a-t-il entre un fantôme, une fille de daimyo, un jeune garçon très malade, un guérisseur et une courtisane ? Quel puissant lien les unit ? Les cinq récits que l’on peut lire indépendamment se combinent pour mieux nous laisser appréhender un univers fantastique consciencieusement élaboré. Cinq voix, cinq personnalités qui chacune à leur manière apporte un nouvel éclairage sur cet hiver perpétuel, sur ce Japon qui balance entre féodalité et mysticisme.

  La plume de Claire Krust est envoûtante et parvient à nous immerger dans les frimas de l’hiver, un courant d’air froid semblant à chaque instant peser sur notre nuque. Outre de belles descriptions, l’auteure met en place un univers qui prend appui sur la culture japonaise, avec ses croyances, sa société de l’époque féodale et de nombreuses autres petites références. Pas forcément poussé, l’auteure cherchant principalement à présenter sa vision d’un Japon chimérique, ce contexte permet au lecteur de se focaliser sur les émotions qui se dégagent de ces cinq textes. Deuil, solitude, amitié, éternité, foi… L’auteur explore des sentiers où point la tristesse et la poésie. Mon seul regret ? J’aurais aimé en savoir plus sur Yuki et sur le devenir des autres personnages. Un premier roman trsè réussi.

Verdict : Avec les honneurs

rock

Paul BEORN – Le Septième guerrier-mage

le septième guerrier-mageIllustration de couverture : Marc Simonetti
Date de parution : 20/05/2015
Editions : Bragelonne
ISBN : 978-2-35294-837-7
Nbr de pages : 524
Prix constaté : 25€

Résumé :
J’ai pillé, brûlé, tué. Puis j’ai déserté l’armée la plus puissante du monde. Je voulais être libre, vivre la belle vie loin de cette foutue guerre… Mais voilà que je dois défendre un village de paysans contre cette même armée dont je portais les couleurs. Des milliers de soldats sont en marche. Former des combattants, monter des fortifications, trouver des armes… Ces culs-terreux croient dur comme fer que je porte le pouvoir d’un Guerrier-Mage.
Moi, je ne donne pas cher de nos peaux. Mais il y a au moins une personne dans cette vallée que je ne pourrai jamais abandonner, alors j’irai jusqu’au bout. Mon nom, c’est moi qui l’ai choisi : je suis Jal, celui-qui-ose.

Impressions :
Paul Beorn est un auteur français dont j’avais entendu beaucoup de bien et que je voulais découvrir. Son dernier roman sorti chez Bragelonne étant un oneshot et le résumé étant intrigant, j’ai sauté sur l’occasion lorsqu’il a été proposé en partenariat chez Livraddict. Que dire de ce gros roman de fantasy classique qui se déroule en vase clos ? Déjà que malgré l’intrigue des plus traditionnelles (on est en présence d’un récit de type fantasy épique médiéval), l’auteur maitrise très bien son sujet et le roman se dévore avec une facilité déconcertante. Batailles épiques, découverte de dons cachés, compagnonnage, magie omniprésente, passé oublié, dieux jaloux, tous les ingrédients sont réunis pour nous faire passer un bon moment. Si le roman ne nous permet pas de voyager, l’histoire se déroulant dans une vallée encaissée loin de tout, le récit n’en est pas moins mouvementé et plutôt bien mené entre chassé-croisé de souvenirs d’enfance et réalité déconcertante.

  Le franc-parler du héros m’a beaucoup plu, on a l’impression de côtoyer un vieux camarade qui ne fait pas dans la sensiblerie… du moins de prime abord, car on se rendra vite compte qu’il n’en est rien. Sous ses faux airs de solitaire égoïste se cache quelqu’un de fidèle en amitié et qui possède un grand sens du devoir. Les relations qui se nouent peu à peu entre les compagnons est le gros point fort du roman vu que tout tourne autour de cette relation si spéciale de compagnonnage et de cercle, dont la puissance magique dépend. Amour, amitié, ressentiment, jalousie, méfiance, « Le septième guerrier-mage » brasse de nombreux sentiments, Paul Beorn ayant à cœur de confronter les émotions enfouies de ses personnages. C’est un jeu de dupes où les apparences sont trompeuses. Jal se fait balader entre la promesse qu’on lui a imposée, son sens du devoir et son passé de soldat impitoyable qui semble bizarrement ne pas lui correspondre.

  Le récit est construit de manière à introduire une part de suspense, des bribes de souvenirs enfouis de l’enfance de Jal s’immisçant dans le présent. On découvre ainsi au compte-goutte les raisons qui se cachent derrière son amnésie. Qui est ce mystérieux maitre ? Pourquoi l’a-t-on enlevé lorsqu’il était enfant ? Qu’a-t-il de si particulier ? La magie évoquée repose sur l’idée d’un cercle de magie dans lequel pourrait puiser le magicien pour lancer des sorts et même pour transférer la force vitale d’un compagnon à l’autre. Le principe est plutôt ingénieux et bien exploité. J’ai trouvé cependant qu’il y avait trop de facilités, les personnages guérissant de blessures mortelles commodément, les choses se passant avec trop de « le hasard fait bien les choses ». Sur le passé de Jal et son enfance, j’aurais aimé en savoir plus. De même que sur la guerre que se livre les deux camps qui n’est pas clairement expliquée. Dommage. Néanmoins un bon petit oneshot et un auteur à suivre.

Verdict : Bonne pioche

bonne-pioche

Lu dans le cadre d’un partenariat entre Livraddict et les éditions Bragelonne, que je remercie.

Joanne HARRIS – L’évangile de Loki

lokiTitre original : The Gospel of Loki (2014)
Date de paruion : 04/02/2015
Editions : Panini
Collection : Eclipse
ISBN : 978-2-8094-4667-8
Nbr de pages : 398
Prix constaté : 23€

Résumé :
L’ascension et la chute des dieux nordiques du point de vue du plus grand des tricheurs et des menteurs, Loki : sa naissance au royaume des Géants, sa place en Asgard, ses nombreux exploits au nom d’Odin, sa chute et sa trahison. Loki, c’est moi. Loki, le porteur de lumière, bel homme, modeste et insaisissable, héros incompris de ce tissu de mensonges. Lisez cela avec prudence, tout y est au moins aussi vrai que la version officielle, et, j’ose le dire, bien plus divertissant. Jusque-là, l’histoire, telle qu’on la connaît, m’a réservé un rôle assez peu flatteur. Mais désormais, c’est à mon tour d’entrer en scène. À moi de raconter !

Impressions :
Si la mythologie nordique n’a plus de secrets pour vous et que vous êtes enchanté par la description virile d’un Thor cinématographique, le roman de Joanne Harris pourrait bien vous étonner. Ce que l’auteure nous propose dans « L’évangile de Loki », c’est la version revue et corrigée de l’histoire des Dieux scandinaves, narrée par le plus fourbe des dieux, à savoir Loki, le père des mensonges. Oui, le fameux méchant aux cheveux gominés que l’on présente fièrement dans les films revêt ici un aspect bien plus séduisant, plus sournois et osons le dire bien plus truculent que tout ce que l’on avait pu voir jusqu’à maintenant. La version du Loki de Joanne Harris est juste parfaite parce qu’il est l’archétype même de l’anti-héros comme je me l’imagine !

  Dès les premières pages, le narrateur annonce la couleur : il va nous raconter « sa » version, « son » point de vue, très différent de celui donné par les autres dieux de l’Asgard. On s’attend donc à quelque chose de beaucoup plus biaisé mais aussi de beaucoup plus cash, vu que Loki n’a pas peur du ridicule. Et s’il s’arroge le droit de glisser un petit mensonge de-ci de-là ou qu’il se permet quelques largeurs avec l’Histoire, qu’importe, au moins il le reconnait. Le roman de Joanne Harris prend complètement à contre-pied les mythes de l’Asgard et fait fi de la magnificence des dieux pour mieux tourner en ridicule son panthéon, et dieu que c‘est jubilatoire ! On rit du bagout de Loki qui est un conteur hors pair et nous charme avec ces histoires toutes plus farfelues les unes que les autres. La narration choisie est l’exercice parfait pour ça, Loki s’adressant à nous comme s’il nous mettait dans la confidence des secrets de ses pairs.

  Les personnages parlons-en, n’ont plus rien d’imposant. Thor devient un butor stupide, Balder est un poseur naïf, Freyja une sorcière matérialiste, etc. Loki nous présente tout ce petit monde avec une verve implacable et un ton mordant que ne renierait pas Tatie Danielle ! J’ai beaucoup ri lors de certaines anecdotes. Finalement Loki est bien le seul à tirer son épingle du jeu. Malgré son récit à la Calimero (les autres dieux le détestent et pour cause !), celui-ci se donne le beau rôle et on en vient presque à le plaindre malgré ses mauvais tours. Les chapitres, qui débutent par un incipit sous forme de leçons, sont dynamiques, narrés dans un style railleur très inspiré, Loki étant plutôt loquace quand il s’agit de se dédouaner. Du tout bon !

  En bref, un anti-héros sournois et qui a du répondant, capable de se sortir de n’importe quelle situation sans y laisser des plumes… Quoique ! Un récit mordant et drôle, qui se moque des dieux de la mythologie nordique (à la trappe la sexytude de Thor !). Divertissant !

Verdict : Avec les honneurs

rock

Nabil OUALI – La Voix de l’empereur, tome 1 : Le corbeau & la torche

la voix de l'empereurDate de parution : 02/10/2014
Editions : Mnémos
ISBN : 978-2-35408-278-9
Nbr de pages : 267
Prix constaté : 21€, existe en ebook pour 8.99€

Pour lire le prologue, c’est par ici !

Résumé :
Voici l’histoire de quatre destins réunis au cœur d’un empire mourant. L’enfant du village gelé, le paladin hanté par un sombre secret, le prêtre émérite d’un ordre qu’il méprise, et le fils de l’empereur.
Dans les rues des cités fourmillantes ou les profondes forêts, chacun accomplit un voyage sur les routes de l’empire mais aussi dans les méandres de son être : quelles sont les ficelles que tire le clergé dans les coulisses ? Qui a tenté de tuer l’empereur et d’éteindre à jamais sa voix ? Sur le sentier escarpé qui mène au pouvoir, le chemin est infiniment plus important que le sommet.

Impressions :
Premier roman d’un jeune auteur français, publié dans une magnifique édition reliée de belle qualité à un prix très abordable, ce premier tome du « Corbeau et de la torche » fut une découverte plaisante à défaut d’être passionnante. Un certain nombre de points m’ont gênée, à commencer par le style. Bien que la plume recherchée de Nabil Ouali semble être un des points forts relevés par certains lecteurs, j’avoue pour ma part ne pas y avoir adhéré. On sent la volonté qu’a l’auteur de rendre son texte beau, sophistiqué mais c’est justement là où le bât blesse. L’auteur cherche à en faire trop. Faire de belles tournures de phrases, c’est un bel exercice mais quand le style parait poussif et certaines phrases empesées, c’est qu’il y a un problème. Le ton manque de naturel et ça se sent. Ce qui est dommage car du coup le début du roman est un peu laborieux, il faut persévérer pendant un certain temps pour réussir à passer outre et se concentrer sur le fond moins sur la forme.

  L’histoire, classique, tourne autour d’une prophétie et fait la part belle aux intrigues politiques. Cette prophétie met en scène trois personnages principaux ainsi qu’une quantité impressionnante de personnages secondaires. La narration, chorale, offre une vision assez vaste de l’univers imaginé par Nabil Ouali. Les points de vue se complètent et permettent au lecteur d’appréhender les différentes factions et leurs motivations. La magie n’est pas encore au premier plan mais on sent que d’anciennes choses se réveillent et que des pouvoirs oubliés sont à l’œuvre. De quoi éveiller notre curiosité. A noter que Nabil Ouali privilégie dans ce premier tome les rapports de force mis en place et les manigances politiques et religieuses. Ce qui m’a particulièrement plu ! On sent qu’il y a de la matière, l’auteur lançant de nombreuses pistes qui ne demandent qu’à être exploitées.

  Si « La voix de l’empereur » jette les bases d’un univers politique ambitieux, c’est avant tout un récit de dark fantasy qui ne fait pas dans la dentelle. Certains passages relativement violents voire morbides restent à l’esprit (celui avec les roses nourries de sang par exemple). Les personnages sont retors à souhait, prêt à tout pour parvenir à leur fin. Tout se joue à coup de perfidie et d’opportunisme. Bien que cet univers sans concessions m’ait plu, l’auteur gère parfois mal le comportement de ses personnages qui prennent des décisions arbitraires et réagissent bizarrement à certains moments clés. C’est le cas plusieurs fois (la réaction du champion du roi au moment de son décès, le fait que l’on n’écoute pas la version du prince lorsqu’il se fait attaquer…). Soit ça manque d’explications qui pourraient justifier de telles réactions, soit ça manque tout simplement de logique. En tout cas, ça manque de crédibilité. Du côté des personnages, certains tirent leur épingle du jeu comme Glawol ou Gweleth. Frimas est mystérieux mais un peu en retrait. De même que Ravel dont le rôle est sous-exploité dans ce premier tome. Il est vrai que le récit est plutôt court pour un premier tome, la suite développera sûrement un peu tout ça !

Verdict : Bonne pioche

bonne-pioche