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Marguerite ABOUET & Clément OUBRERIE – Aya de Yopougon, tome 2

aya2Paru le : 31/10/2013
Edition : Folio
ISBN : 978-2-07-045509-6
Nbr de pages : 96
Prix constaté : 7.65€

Résumé :
Adjoua vient d’accoucher. Mais son fils ne ressemble pas du tout à son mari Moussa. Retrouvez Aya, Bintou, Adjoua et leurs familles dans ce deuxième volume des aventures d’Aya de Yopougon.

Impressions :
J’ai enchainé ce deuxième tome sitôt le premier fini tant la découverte était plaisante. (Et puis, bon, je voulais savoir ce qu’il allait advenir de cette histoire avec Mamadou !). Toujours aussi drôle et frais, ce second tome réserve son lot de retournement de situations cocasses. Après un mariage célébré dans la joie et la bonne humeur (*ironie on*) dans le premier tome, il y a déjà de l’eau dans le gaz entre les deux familles ! La faute au manque de ressemblance de bébé Bobby avec son père… La quête d’un visage ressemblant au bébé parmi la famille puis, en désespoir de cause parmi de vulgaires inconnus, donne droit à quelques scènes amusantes (surtout la chute !). Et les choses bougent un peu (beaucoup).

  Bien que ce soit le nom d’Aya qui soit au cœur cette BD, les personnages qui gravitent autour d’elle ne sont pas en reste et on continue notre petit bonhomme de chemin à la découverte de ces familles ivoiriennes si différentes. Entre les fainéants, les imposteurs, ceux qui mènent une double vie, il y a de quoi faire. Avec en toile de fond, les préparations de l’élection de miss Yopougon. Les personnages sont truculents, authentiques, c’est un vrai plaisir de suivre ce petit monde. Les dessins de Clément Oubrerie font toujours autant mouche avec ses visages expressifs et ses couleurs représentatives. La mise en scène qui zoome d’un fil de l’intrigue à l’autre est très bien rendue, le récit étant très dynamique. Et encore fois, un joli « cliffhanger » de fin. Comment la famille d’Aya va-t-elle réagir ?

Verdict : Avec les honneurs

rock

Marguerite ABOUET & Clément OUBRERIE – Aya de Yopougon, tome 1

aya1Paru le : 31/10/2013
Edition : Folio
ISBN : 978-2-07-045508-9
Nbr de pages : 96
Prix constaté : 7.65€

Résumé :
Ça sent les vacances à Yopougon, quartier populaire d’Abidjan ! La nuit venue, les gazelles vont danser au Secouez-vous, au Ça va chauffer, avant d’embrasser leurs conquêtes à l’hôtel aux mille étoiles. Seule la sage Aya reste chez elle pour étudier… A quoi rêvent les jeunes filles de Côte d’Ivoire ? Marguerite Abouet se souvient de son enfance et nous raconte une Afrique bien vivante, tendre et décalée.

Impressions :
Une fois n’est pas coutume, parlons un peu de BD par ici ! J’ai eu l’occasion de m’essayer à des choses différentes dernièrement et ce premier tome de « Aya de Yopougon » est une agréable découverte ! Entre rires et larmes, cette BD est une chronique douce-amère de familles africaines ordinaires, loin de la misère et du battage médiatique si coutumier du continent.

  Oui, en Afrique aussi, les familles sont confrontées au même problème que nous : décochage scolaire, grossesse non-désirée, etc. J’ai adoré découvrir ces tranches-de-vie ivoirienne avec ces préoccupations terre-à-terre et si proche de nous. C’est parfois drôle, parfois dur, mais les dessins de Clément Oubrerie amènent une candeur et un naturel très agréables, qui font passer la pilule. Impression renforcée par la mise en page et ses couleurs chaudes ou froides, selon le sérieux de la situation ou le mystère qu’apporte le couvert de la nuit. Les expressions des personnages sont parfois à mourir de rire, notamment l’avant-dernière case du tome quand Mamadou entre en scène.

  Le parler ivoirien est un peu difficile à appréhender au début, mais très vite on s’y fait. C’est un peu le sel de cette BD. D’ailleurs, Marguerite Abouet a pensé à tout, puisqu’en plus d’offrir un petit lexique en fin de tome pour nous aider à mieux saisir certains termes, elle en a profité pour nous faire partager des recettes et autres subtilités (vise le roulement de mon tassaba !) fort sympathique.
Bref, une vraie bonne découverte pour percevoir l’Afrique autrement.

Verdict : Avec les honneurs

rock