Archives de Tag: Livraddict

Yuki RINGO – Konshoku Melancholic

KonshokuTitre original : Konshoku Melancholic (2013)
Date de parution : 24/03/2016
Editions : Taïfu Comics
ISBN : 978-2-35180-982-2
Nbr de pages : 192
Prix constaté : 8.99€

Résumé :
Souffrant d’un complexe d’infériorité, Miyashita est un lycéen passionné par la peinture qui passe ses journées isolé dans la salle d’art pour y peindre. Intrigué par ce dernier, Nishimura, un lycéen au caractère enjoué, décide de pénétrer dans son antre pour apprendre à le connaître et l’aider à s’ouvrir au monde, petit à petit.

Lu dans le cadre d’un partenariat entre Livraddict et les éditions Taïfu Comics, que je remercie !

Impressions :
« Konshoku Melancholic » est le premier manga publié par Ringo Yuki et le trait très doux de la couverture ainsi que le résumé promettant tendresse, timidité et fraicheur ont eu raison de moi. La fraicheur est apportée par le ton humoristique de ce manga, qui est cœur des différentes histoires, bien plus même que l’aspect romantique et physique. Poses ridicules et expressions exagérées côtoient des scènes touchantes où les sentiments naissants des personnages s’exposent au grand jour. Ringo Yuki met en scène les premiers émois, les relations balbutiantes et la prise de conscience de sa différence. Le ton est assez juste bien qu’un peu trop survolé, « Konshoku Mehancolic » étant un recueil de 5 nouvelles, pour certaines déclinées en deux chapitres.

  Et c’est bien ce que j’ai trouvé dommage, car le format court ne permet pas à la mangaka de développer de manière satisfaisante les différentes histoires. L’histoire principale, celle qui nous est présentée en 4ème couverture, aurait facilement pu tenir à elle toute seule les 180 pages. Il y avait de quoi faire avec la rencontre entre ses deux garçons si différents dont l’amitié glisse doucement vers l’amour et j’aurais apprécié que Ringo Yuki développe un peu plus ses personnages et leurs sentiments. Ça n’en aurait été que plus fort au moment du dénouement. L’histoire du maniaque de la propreté, quant à elle, se suffit à elle-même, car elle est surtout là pour nous faire rire (les saynètes de fin m’ont beaucoup amusées). De même que l’histoire de ce patron de club de jazz présentée à la manière d’un 4-koma. « Mensonge révélateur », la seule qui tient sur un court chapitre, est celle qui m’a le moins plu, beaucoup trop cliché du genre « je t’aime moi non plus ». La dernière avec ces deux voisins qui se découvrent était toute mignonne mais manquait également d’approfondissement.

  Côté dessins, c’est effectivement très beau. Les traits des personnages sont fins, les profils élégants et les sentiments s’affichent avec beaucoup de facilité. Les mouvements sont d’ailleurs très bien rendus, on est loin d’un certain statisme du genre, ce qui est un bon point surtout quand l’auteure veut nous mimer une fuite. L’humour le dispute à un romantisme certain et pour un premier manga, c’est très soigné. Bien que « Konshoku Melancholic » soit classé comme un yaoi, c’est relativement soft. Les scènes coquines ne sont pas foules, la mangaka misant plutôt sur les sentiments que sur des planches graphiquement explicites. Celles qui voulaient se rincer l’œil repasseront, celles qui apprécient fraicheur et romantique trouveront sûrement ce manga à leur goût. Bref, un manga agréable et drôle mais qui ne prend pas le temps de développer à fond son histoire principale.

Verdict : Bonne pioche

bonne-pioche

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Paul BEORN – Le Septième guerrier-mage

le septième guerrier-mageIllustration de couverture : Marc Simonetti
Date de parution : 20/05/2015
Editions : Bragelonne
ISBN : 978-2-35294-837-7
Nbr de pages : 524
Prix constaté : 25€

Résumé :
J’ai pillé, brûlé, tué. Puis j’ai déserté l’armée la plus puissante du monde. Je voulais être libre, vivre la belle vie loin de cette foutue guerre… Mais voilà que je dois défendre un village de paysans contre cette même armée dont je portais les couleurs. Des milliers de soldats sont en marche. Former des combattants, monter des fortifications, trouver des armes… Ces culs-terreux croient dur comme fer que je porte le pouvoir d’un Guerrier-Mage.
Moi, je ne donne pas cher de nos peaux. Mais il y a au moins une personne dans cette vallée que je ne pourrai jamais abandonner, alors j’irai jusqu’au bout. Mon nom, c’est moi qui l’ai choisi : je suis Jal, celui-qui-ose.

Impressions :
Paul Beorn est un auteur français dont j’avais entendu beaucoup de bien et que je voulais découvrir. Son dernier roman sorti chez Bragelonne étant un oneshot et le résumé étant intrigant, j’ai sauté sur l’occasion lorsqu’il a été proposé en partenariat chez Livraddict. Que dire de ce gros roman de fantasy classique qui se déroule en vase clos ? Déjà que malgré l’intrigue des plus traditionnelles (on est en présence d’un récit de type fantasy épique médiéval), l’auteur maitrise très bien son sujet et le roman se dévore avec une facilité déconcertante. Batailles épiques, découverte de dons cachés, compagnonnage, magie omniprésente, passé oublié, dieux jaloux, tous les ingrédients sont réunis pour nous faire passer un bon moment. Si le roman ne nous permet pas de voyager, l’histoire se déroulant dans une vallée encaissée loin de tout, le récit n’en est pas moins mouvementé et plutôt bien mené entre chassé-croisé de souvenirs d’enfance et réalité déconcertante.

  Le franc-parler du héros m’a beaucoup plu, on a l’impression de côtoyer un vieux camarade qui ne fait pas dans la sensiblerie… du moins de prime abord, car on se rendra vite compte qu’il n’en est rien. Sous ses faux airs de solitaire égoïste se cache quelqu’un de fidèle en amitié et qui possède un grand sens du devoir. Les relations qui se nouent peu à peu entre les compagnons est le gros point fort du roman vu que tout tourne autour de cette relation si spéciale de compagnonnage et de cercle, dont la puissance magique dépend. Amour, amitié, ressentiment, jalousie, méfiance, « Le septième guerrier-mage » brasse de nombreux sentiments, Paul Beorn ayant à cœur de confronter les émotions enfouies de ses personnages. C’est un jeu de dupes où les apparences sont trompeuses. Jal se fait balader entre la promesse qu’on lui a imposée, son sens du devoir et son passé de soldat impitoyable qui semble bizarrement ne pas lui correspondre.

  Le récit est construit de manière à introduire une part de suspense, des bribes de souvenirs enfouis de l’enfance de Jal s’immisçant dans le présent. On découvre ainsi au compte-goutte les raisons qui se cachent derrière son amnésie. Qui est ce mystérieux maitre ? Pourquoi l’a-t-on enlevé lorsqu’il était enfant ? Qu’a-t-il de si particulier ? La magie évoquée repose sur l’idée d’un cercle de magie dans lequel pourrait puiser le magicien pour lancer des sorts et même pour transférer la force vitale d’un compagnon à l’autre. Le principe est plutôt ingénieux et bien exploité. J’ai trouvé cependant qu’il y avait trop de facilités, les personnages guérissant de blessures mortelles commodément, les choses se passant avec trop de « le hasard fait bien les choses ». Sur le passé de Jal et son enfance, j’aurais aimé en savoir plus. De même que sur la guerre que se livre les deux camps qui n’est pas clairement expliquée. Dommage. Néanmoins un bon petit oneshot et un auteur à suivre.

Verdict : Bonne pioche

bonne-pioche

Lu dans le cadre d’un partenariat entre Livraddict et les éditions Bragelonne, que je remercie.

M.L. STEDMAN – Une vie entre deux océans

une-vie-entre-2Titre original : The light between oceans (2012)
Parution : 09/10/2013
EAN : 9782234071988
Edition : Stock
Nbr de pages : 449
Prix constaté : 21.50€

Résumé :
Libéré de l’horreur des tranchées où il a combattu, Tom Sherbourne, de retour en Australie, devient gardien de phare sur l’île de Janus, une île sur les Lights, sauvage et reculée. À l’abri du tumulte du monde, il coule des jours heureux avec sa femme Isabel ; un bonheur peu à peu contrarié par l’impossibilité d’avoir un enfant.
Jusqu’à ce jour d’avril où un dinghy vient s’abîmer sur le rivage, abritant à son bord le cadavre d’un homme et un bébé sain et sauf. Isabel demande à Tom d’ignorer le règlement, de ne pas signaler « l’incident » et de garder avec eux l’enfant. Une décision aux conséquences dévastatrices…

Impressions :
J’avais un peu délaissé la littérature contemporaine ces derniers temps, mais la lecture du résumé d’ « Une vie entre deux océans » m’a convaincu de repousser la porte de ce vaste genre. Le roman, vaguement historique (le héros ayant participé à la guerre 14-18), est incroyablement immersif. On plonge très facilement aux côtés de Tom puis d’Isabel, qui nous font partager leur quotidien de gardien de phare. Un métier qui n’existe plus guère, mais qui est rendu de manière vivace dans le premier roman de M.L. Stedman. On s’imagine très bien l’isolement, la sensation d’être à la merci des éléments, toujours sur le qui-vive… Mais aussi le petit cocon protecteur que l’on peut y tisser à deux.

  Pas niais pour deux sous, le récit louvoie entre passé et présent, les flash-back, nombreux au début du roman, nous permettant de retracer la naissance de ce couple malmené par une suite de drames. La narration, à la troisième personne du singulier, alterne entre Tom et Isabel, avec un ton parfois doux-amer, parfois pince-sans-rire, qui réussit très bien au roman. C’est triste, sans être larmoyant, c’est beau sans être pesant, c’est dramatique sans être pathétique. L’auteur maitrise à merveille la tension de son récit. Ce qui peut paraitre de prime abord comme la simple histoire d’un couple sympathique prend peu à peu des accents de tragédie. Tragédie apportée par la volonté d’enfant et par l’arrivée, improbable, d’un nourrisson perdu en mer.

  M.L. Stedman nous livre des personnages réussis, crédibles. La relation de couple Tom/Isabel nous parait vraie, avec ses petites chamailleries, ses petits heurts et cette tendance à s’épauler dans les moments pénibles. Le contexte, détaillé, avec ses quelques références à l’époque et à la fonction d’un gardien de phare, apporte le bagage culturel qui fait d’ « Une vie entre deux océans » un roman complet. La plume de l’auteure, sait s’emballer et devenir poétique, ce qui apporte un plus indéniable à cette émouvante histoire. De même que l’auteur analyse en finesse les multiples émotions qui viennent perturber ses personnages. Un bon roman, et un final poignant.

Verdict : Avec les honneurs

rock

Lu grâce à un partenariat entre Livraddict et les éditions Stock, que je remercie !

Stella GEMMELL – La Cité, tome 1

la-citéIllustration de couverture : Stephen Mulcahey
Titre original : The city, book 1 (2013)
Paru le : 27/09/2013
Edition : Bragelonne
ISBN : 978-2-35294-698-4
Nbr de pages : 575
Prix constaté : 25€

Résumé :
Construite sur des milliers d’années, faite d’une multitude de niveaux, la Cité est aussi vaste qu’ancienne. Au fil des siècles, elle s’est étendue au-delà de ses remparts, menaçant sans cesse les royaumes voisins. Au cœur de la Cité réside le sanguinaire Empereur, dont le visage reste un mystère et que la mort même semble craindre : certains vont jusqu’à douter de son humanité. Une poignée de rebelles espérant mettre fin à ce règne de terreur placent leurs espoirs en un seul homme, dont le nom sonne comme une légende : Shuskara.
Celui qui fut autrefois le général favori de l’Empereur. Un homme respecté, capable de provoquer un soulèvement et d’unir la Cité. Mais aussi un criminel trahi, emprisonné et torturé avant de disparaître.

Impressions :
Ce joli petit pavé que l’on doit à l’épouse de feu David Gemmell, seule aux commandes cette fois-ci, n’est pas une sinécure. Verbeux, bavard, truffé de circonvolutions, j’ai eu du mal à en venir à bout. Pourtant, le roman est loin d’être barbant ou inintéressant, au contraire il possède un potentiel certain. Malheureusement Stella Gemmell ne semble pas maitriser son récit, qui lui glisse des mains et part en roue libre passée la première partie du roman (qui en contient sept quand même). J’ai trouvé que ces sept parties étaient mal agencées, avec des sauts temporels d’une partie à l’autre, des personnages différents d’une partie à l’autre, ce qui manque clairement de fluidité et de passages de transition. En gros les raccords sont mal faits et le cheminement du récit en souffre beaucoup. J’ai eu la sensation en lisant le roman que les sept parties avaient été écrites individuellement les unes des autres, c’est pour dire. Si ce n’était ce problème de narration et cette sensation de remplissage qui n’avait pas lieu d’être, « La cité » aurait pu être une sacrée valeur sûre…

  Le récit, épique, emprunte aux classiques du genre et offre de jolis passages de batailles, mis en valeur par une plume efficace. Ces scènes, assez nombreuses, sont percutantes et pétries d’un héroïsme bon ton (et en plus pas sexiste vu que l’un des guerriers les plus émérites est une femme). En plus des conflits sur lesquels reposent le roman, Stella Gemmell étoffe son intrigue d’une bonne dose de machinations et de trahisons. Avec toujours en arrière-plan « la cité » qui tient une place prépondérante. Il y a des choses intéressantes à retirer dans ce complot à grande échelle, qui relie les protagonistes les uns aux autres. Si l’intrigue n’est au final pas des plus originales (on reste dans un classicisme familier), Stella Gemmell prend le temps de développer un univers foisonnant, pensé dans les moindres détails, quitte à délayer un peu trop ses idées. Dommage. Surtout quand on découvre les moindres recoins de cette cité, des égouts, à son mode de fonctionnement à travers l’histoire. L’auteur la fait « vivre » et pulser au rythme des siècles et de ses habitants, pour finir par se désagréger par la folie des Hommes… Le rendu est sublime. Tout comme la première partie du roman, qui nous introduit les laissés-pour-compte de la cité qui sont obligés de se terrer dans ses souterrains pour survivre. J’avoue que cette partie m’a vraiment enthousiasmée.

  L’auteure réussit également ses personnages, bien qu’ils soient fort nombreux, tels que l’on s’y perd un peu. Des personnalités fortes, hommes ou femmes, campés avec adresse, que l’on prend en sympathie ou en grippe. Notamment Indaro et Bartellus. On pourra toutefois regretter un cheminement qui manque un peu de cohérence dans les actions des personnages. Avec des réactions pas toujours réalistes. Peut-être est-ce parce que Stella Gemmell a tenu à incorporer à son récit de grands sentiments : amour, dévouement, jalousie, reconnaissance… La sauce prend parfois, l’auteur nous émeut, puis on passe à autre chose abruptement (genre, on remballe, on oublie). Sans compter que l’on se sent parfois pris en otage par de longs passages superflus, qui auraient facilement pu être occulté pour apporter du souffle au récit qui s’enlise petit à petit. D’ailleurs, même le traducteur a l’air de s’y perdre, il se trompe de nom de personnage dès la deuxième partie.

  Bref, un récit très inégal, trop bavard, qui aurait pu être allégé de beaucoup pour apporter du rythme à cette cité déjà foisonnante. La narration, un peu bancale, peine pour nous porter à travers les quelques 600 pages du roman. L’histoire se révèle pourtant efficace, faisant hommage aux récits épiques classiques. Le décor de la cité est opulent et joliment dressé, de même que les personnages sont fouillés. Un récit qui possède du potentiel, mal exploité par Stella Gemmell selon moi…

Verdict : Roulette russe

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Lu dans le cadre d’un partenariat entre Livraddict et les éditions Bragelonne que je remercie !

Sophie AUDOUIN-MAMIKONIAN – Indiana Teller, tome 2 : Lune d’été

indiane-teller2Broché paru le : 29 mars 2012
Editeur : Michel Lafon
ISBN : 978-2-7499-1605-7
Nb. de pages : 368
Prix constaté : 17.20€

Résumé :

Dans les interminables plaines du Montana s’étend le Ranch des Lykos.
Les voisins alentour sont loin de se douter que ses habitants sont les membres de l’un des clans de loups-garous les plus puissants d’Amérique du Nord. Parmi eux, un seul humain a sa place : Indiana Teller. Alors qu’Indiana se remet à peine de l’enlèvement de sa mère, le père de sa petite amie Katerina est sauvagement mordu par un inconnu et tombe dans le coma. Folle d’angoisse et de rage, la jeune femme tient le clan de son amoureux pour responsable et se réfugie chez l’ennemi déclaré d’Indiana : Tyler. Prêt à tout pour innocenter sa famille de loups-garous, Indiana enquête et finit par découvrir l’auteur de l’agression : un vampire obéissant aux ordres de Tyler. Sur le point d’être démasqué, ce dernier lui propose alors un odieux marché : il l’aidera à sauver sa mère s’il tait la vérité à Katerina et renonce à tout jamais à son amour pour elle. Déchiré entre passion et devoir filial, Indiana saura-t-il refuser cet odieux chantage au risque de rompre le fragile équilibre qui règne entre les clans ?

Ce que j’en ai pensé :

  J’avais adoré le premier tome d’Indiana Teller, que j’avais dévoré en un rien de temps, et je dois dire que ce fut aussi le cas de ce second tome qui tient toutes ses promesses !

  La première bonne idée de Sophie Audouin-Mamikonian est de nous proposer un « pré-prologue » où Indiana nous résume (toujours avec autant d’humour) les faits du premier tome. Une merveilleuse idée qui nous rafraichit bien la mémoire et nous permet de mieux nous immerger dans ce second tome. De suite, on retrouve tous les ingrédients qui m’avaient fait adorer Indiana Teller : l’autodérision du héros, la narration qui s’adresse au lecteur très immersive, un univers fantastique solide, une touche de romance espiègle, des complots, bref on ne s’ennuie pas une seconde à la lecture de ce tome ! L’intrigue avance rondement, certains secrets nous sont révélés, d’autres se mettent en place et il devient vite difficile, voire impossible, de lâcher le roman. L’auteure est vraiment très habile à distiller le suspense et rebondissements et révélations s’enchainent à un rythme crescendo.

  La nouveauté de ce tome tient dans l’univers, qui s’élargit pour nous introduire la race vampirique (que l’auteure avait mentionné sans approfondir dans le premier tome). Ici, ils sont au cœur même de l’intrigue avec quelques innovations bienvenues comme la race des SangVol, hybride de vampire et d’humain aux pouvoirs terrifiants (qui a dit Blade ?). C’est une chose que j’apprécie vraiment chez l’auteure, elle arrive toujours à réécrire les mythes à sa façon, en nous apportant quelques innovations judicieuses (l’origine des vampires m’a fait sourire). J’ai d’ailleurs aimé le magnétisme dégagé par les vampires et la façon dont ils affectent les humains pour en faire ce qu’ils en veulent. Tout nous semble cohérent et l’univers s’en retrouver fortifié. Les sorciers sont aussi de la partie dans ce tome et d’autres races sont mentionnés mais restent encore mystérieuses. Le lexique en fin de tome, à ce propos, s’avère plutôt utile.

  Les liens entre les personnages se renforcent dans ce tome et certains rapports de force se modifient. La relation entre Katerina et Indiana se trouve sur la sellette, Axel s’entiche de la SangVol Annabel (pour son malheur, mais je n’en dirais point trop) et Indiana découvre ce qu’il s’est réellement passé le jour où son père est mort. Un tome loin de tout repos pour nos protagonistes qui devront endurer bien des tourments. On retrouve bien sûr Tyler, le rival d’Indianna dont le personnage se développe beaucoup dans ce tome. Le côté ami-ennemi qui lie les deux rivaux est une des choses qui me plait le plus dans cette saga, on est loin des clichés du genre, ça fait du bien ! Chacun a son côté sombre, il n’y a pas de manichéisme mais au contraire beaucoup de nuances dans chaque personnalité. Ajoutez à tout cela une bonne dose d’action, et vous n’aurez comme moi qu’une envie : vous jeter sur le troisième tome (surtout avec un tel cliffhanger de fin !) qui ne sera disponible qu’en mars 2013. Patience, patience…

Verdict : Avec les honneurs

rock

Lu dans le cadre d’un partenariat entre Livraddict et les éditions Michel Lafon que je remercie !