Adam STERNBERGH – Le Fossoyeur, tome 1

le fossoyeurIllustration de couverture : Aurélien Police
Titre original : Spademan, book 1: Shovel Ready (2014)
Traduit par : Florence Dolisi
Editions : Denoël
Colelction : Lunes d’encre
Date de parution : 13/05/2015
ISBN : 978-2-207-12413-0
Nbr de pages : 264
Prix constaté : 19.90€

Résumé :
«Tous les cimetières sont pleins, depuis longtemps.» Il se fait appeler Spademan, le Fossoyeur, presque un nom de super-héros. Vous ne saurez jamais son vrai nom. Il a été éboueur. Un jour, il a trouvé un bébé dans un sac-poubelle. Quelques années plus tard, sa femme est morte dans la série d’attentats radioactifs qui a vidé New York de ses habitants. C’était il y a longtemps : une autre vie. Maintenant, Spademan est tueur à gages. Il est resté dans les ordures, mais son salaire a considérablement augmenté. Il n’est pas sexiste : homme, femme, il s’en fout. Vos raisons, il s’en fout. D’ailleurs, le fric aussi il s’en fout. Et quand on lui demande de tuer la fille du richissime prédicateur T K Harrow, une gamine qui vient tout juste d’avoir dix-huit ans, il n’y voit aucun problème. Mais dans la toile de Harrow, pour la première fois de sa sinistre carrière, Spademan n’est pas la plus grosse araignée.

Impressions :
Ce premier tome des aventures de Spademan, dit le fossoyeur n’est pas à mettre entre toutes les mains. Assassin professionnel, le personnage central nous embarque dans une espèce de conversation entre quatre yeux où il nous dirait tout – ou presque – sur sa condition « d’éboueur ». Imaginez-vous accoudé au zinc d’un bar, bien peinard, quand soudain votre voisin de comptoir décide de vous prendre pour confesseur… Vous êtes piégé, impossible de vous lever discrètement et de partir, il vous faut supporter la violence des propos de ce pénitent. C’est un peu l’état d’esprit dans lequel nous plonge le récit d’Adam Sternbergh, Spademan nous prenant comme confident.

  Thriller sombre baignant dans un univers futuriste, « Le fossoyeur » est de ces récits que l’on aborde comme un film, un pulp divertissant et cash dont on exige du grand spectacle. Adam Sternbergh nous en donne pour notre argent et je n’ai pas été étonnée d’apprendre que les droits d’adaptation avaient déjà été achetés. Le rythme est cinématographique et ne fait pas dans le détail. La preuve : les dialogues insérés à même la narration sans aucun marqueur de dialogue. Il faut que ça bouge et n’oublions pas que le récit nous est conté à la première personne du singulier, comme une confession. Ce procédé peut paraitre déstabilisant de prime abord mais il colle assez bien au genre et on s’y fait vite.

  L’univers décrit est sinistre. Un New-York désenchanté et en ruine, victime de plusieurs attentats nucléaires dont la ville n’a jamais pu se remettre. De nombreux quartiers sont abandonnés au profit des coins les plus éloignés des radiations. Des immeubles désertés aux mains des squatteurs, des êtres humains qui se réfugient dans la nouvelle technologie du rêve éveillé, du moins pour ceux qui en ont les moyens. C’est toujours et encore la loi du plus fort qui prime, voire celle du plus riche et du mieux protégé. Dans ce monde apocalyptique du chacun pour soi, notre fossoyeur passe presque pour un bon samaritain. Presque…

  Spademan nous embarque avec lui lors de sa dernière « mission » où tout a basculé. Bien qu’il confesse ne pas s’embarrasser de cas de conscience – il fait son travail, un point c’est tout – celui-ci a tout de même des principes. Ne pas tuer d’enfant. Alors tuer une ado enceinte, encore moins… J’ai apprécié ce personnage désabusé mais encore capable d’aider son prochain. Comparé aux forces de police qui ne protègent que ceux qui ont de l’argent et laissent le petit peuple s’entretuer sous leurs yeux, il y a de la marge. L’auteur approfondit son personnage à coup de petites anecdotes, qui pourront parfois paraitre gratuites par leur violence mais qui en disent long sur le protagoniste. L’ambiance cyberpunk apporté par la technologie de l’immersion totale m’a beaucoup plu et m’a rappelé le ghost de GiTS de Masamune Shirow. Bref, c’est efficace, percutant et c’est suffisamment ouvert pour donner envie d’en savoir plus sur cette univers noir.

Verdict : Bonne pioche

bonne-pioche

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4 réflexions sur “Adam STERNBERGH – Le Fossoyeur, tome 1

  1. Gabriel 16/07/2015 à 18:27 Reply

    Mon genre de livre ça! Je note ça l’air bien!

    • nymeria 23/07/2015 à 12:41 Reply

      C’est dans la même veine que Sandman Slim, j’aime bien ce genre, cash et juste divertissant ^^

  2. Zina 17/07/2015 à 21:11 Reply

    S’il ne venait pas déjà d’atterrir dans ma PAL, ta chronique m’aurait convaincue !

    • nymeria 23/07/2015 à 12:45 Reply

      J’espère qu’il te plaira Zina, il a le potentiel pour je pense 😉

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