Hannah RICHELL – La Maison du lac

la maison du lacTitre original : The shadow year (2013)
Date de parution : 19/03/2015
Editions : Belfond
ISBN : 978-2-7144-5372-3
Nbr de pages : 406
Prix constaté : 21€

Résumé :
Pour Lila, tout commence par un paquet déposé sur le pas de sa porte. À l’intérieur, un plan et la clé d’un cottage abandonné près d’un lac. Le legs d’un parent inconnu, une surprise qui ne pouvait pas mieux tomber.
Car, à trente ans, la Londonienne traverse une période douloureuse : une tragédie familiale impossible à cicatriser, un mariage au bord de l’implosion, une carrière au point mort. Le moment est venu pour elle de prendre du recul, loin de la ville, loin des siens.
Mais, alors qu’elle prend possession des lieux, Lila va découvrir peu à peu l’histoire de ses anciens occupants, cinq étudiants venus vivre ici clandestinement en 1980. Qui étaient-ils? Pourquoi ont-ils fui en laissant tout derrière eux ? Et d’où lui vient cette étrange impression que quelque chose la lie à leur destin ?
Dans la maison du lac, de lourds secrets sommeillent. Des secrets aux conséquences inattendues, et dont les répercussions pourraient changer la vie de Lila, à jamais…

Impressions :
« La maison du lac » est typiquement le récit tranche-de-vie que j’affectionne. Avec de nombreux non-dits, des secrets enfouis et tout un tas d’émotion qui ne demande qu’à jaillir. Ce roman contemporain est construit comme une enquête à rebours, les chapitres alternant entre l’histoire de Lila à notre époque et celle de Kat qui se déroule dans les années 80. Si le récit débute par le drame qu’a vécu Lila qui essaie doucement de remonter la pente et qui découvre avec étonnement qu’on lui a légué une petite bicoque perdue au milieu de nulle part, on comprend bien vite qu’il est question de secrets de famille et de drames domestiques. Quel est ce donateur anonyme ? Pourquoi se sent-elle étrangement attirée par cette maison ? L’auteure nous laisse entrevoir la vérité en donnant la parole à Kat, une étudiante partie vivre avec trois amis en complète autarcie dans une maisonnette au début des années 80. La narration est très prenante, parce qu’elle navigue entre passé et présent et que ce que l’on apprend petit à petit prend une tournure de plus en plus alarmante.

  L’auteure possède un talent de conteuse indéniable, on se retrouve vite captivé par l’expérience que vivent ces quatre étudiants dilettantes qui se sont laissé embarquer par leur leader dans l’espoir de repousser leur entrée dans la vie active. Mais vivre en complète autonomie au milieu de nulle part n’est pas un jeu d’enfant. Ils ont vite fait de s’y casser les dents. Car il faut compter avec l’hiver, le manque de gibier, de récolte, la difficulté de se chauffer, l’ennui, les jalousies… Et que faire quand l’un d’entre eux tombe malade ? Sans compter qu’ils occupent cette bicoque illégalement… Bien vite des tensions naissent et l’idylle tourne au cauchemar. En partie à cause de la personnalité tyrannique de Simon, le meneur et de Kat, qui nourrit des sentiments exacerbés pour lui, à tel point qu’elle en devient aveugle.

  Hannah Richell n’a pas son pareil pour décortiquer les relations humaines avec ses heurts, ses jalousies et ses petites mesquineries. Le besoin de contrôle permanent de Simon se confronte au désir de sécurité des autres, surtout de Kat qui possède des œillères quand il s’agit de lui. C’est un peu comme observer une meute avec sa hiérarchie et ses lois, parfois certains éléments se rebellent et les choses prennent une tournure dramatique. On « vit » réellement cette expérience comme si on était présent à leur côté et on finit par s’insurger sur la façon dont Simon mène les autres à la baguette. Bien que ce roman m’ait vraiment plu, j’ai détesté deux de ses personnages qui m’ont paru insupportables. La personnalité de la seconde narratrice, Kat, m’a vraiment horripilé : jalouse, facilement manipulable, elle prend toujours le parti de Simon qui passe pour un tyran sans aucune morale. Il se prend pour un grand manitou, comme si tout lui était dû, j’avais envie de lui balancer ses quatre vérités. Bien que l’on découvre assez facilement certains faits, la fin m’a pris complètement par surprise, ça m’a beaucoup émue. Bref, une très bonne découverte qui devrait plaire à tous ceux qui aiment les secrets de familles…

Verdict : Bonne pioche

bonne-pioche

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6 réflexions sur “Hannah RICHELL – La Maison du lac

  1. Cassandre 11/07/2015 à 18:11 Reply

    Il m’attire beaucoup !

    • nymeria 12/07/2015 à 17:27 Reply

      Si tu aimes les secrets de famille, il devrait te plaire ! ^^

  2. Velidhu - Que lire ? 14/07/2015 à 08:05 Reply

    Je l’ai lu le mois dernier, j’ai vraiment beaucoup aimé aussi. Pourtant la couverture ne présageait rien de ce genre. Il est même très bien classé dans le top 10 de mes lectures du premier semestre. Moi, par contre, c’est la sœur de Kat qui m’a horripilé, je la voyais comme un cheveux dans la soupe….

    • nymeria 14/07/2015 à 18:46 Reply

      Les romans Belfond cachent souvent bien leur jeu, ça va au-delà du roman tranche-de-vie tout simple ^^ Je te comprends pour la soeur de Kat, mais j’ai plus eu l’impression qu’elle était 100% dévouée envers sa soeur alors que le comportement de Kat avec Simon m’a paru vraiment servile, j’avais envie de lui mettre des baffes lol En tout cas, quand les personnages font réagir, c’est bon signe 🙂

  3. geekette bretonne 03/01/2016 à 21:36 Reply

    coucou,
    Merci pour ton avis, ce livre m’attire enormement et va tres vite rejoindre ma PAL je pense
    bonne soirée

    • nymeria 16/02/2016 à 20:36 Reply

      Coucou,
      j’espère qu’il te plaira ! 🙂

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