Kristin HARMEL – L’heure indigo

l'heure indigoTitre original : The Sweetness of Forgetting (2012)
Traduit par : Christine Barbaste
Date de parution : 18/09/2014
Editions : Denoël
ISBN : 978-2-207-11395-0
Nbr de pages : 423
Prix constaté : 21.50€

Résumé :
A Cape Cod, Hope s’affaire derrière les fourneaux de la pâtisserie qu’elle a hérité de sa grand-mère, mais entre la rébellion de sa fille, son récent divorce et ses soucis financiers, elle frôle parfois le burn out.
Aussi, quand sa grand-mère lui demande d’aller en France retrouver sa famille disparue pendant la guerre, Hope part-elle hésiter en quête de ce passé dont elle ignore tout…

Impressions :
Avec « L’heure indigo » de Kristin Harmel, on entre de plein fouet dans la chronique familiale à consonance historique, avec une pointe de romance juste ce qu’il faut, pour en faire un roman efficace et prenant. L’histoire tourne autour de Hope et de sa famille : ses relations ombrageuses avec sa fille Annie, ses difficultés financières dans la boulangerie familiale et les secrets enfouis de sa grand-mère qui souffre de la maladie d’Alzheimer. Si de prime abord, le récit semble se concentrer sur la vie quotidienne de Hope et de la mauvaise passe qu’elle traverse, la trame prend peu à peu une tournure plus historique avec le mystérieux passé de son aïeule qui a fui la France au début de la 2nde guerre mondiale. De quoi nous tenir en haleine le long de ses 400 et quelques pages que j’ai trouvées captivantes.

  Le ton pudique et juste de Kristin Harmel fait le charme de ce roman tranche de vie qui ne tombe jamais dans le mélodrame. Les sentiments des personnages sont convaincants, entre l’adolescente en colère après le divorce de ses parents et la mère de famille dépassée par ses obligations et sa vie de famille chaotique. Trop souvent, on en vient à s’agacer de tel ou tel personnage dont les émotions paraissent surjouées. Ici, rien de tout ça. J’ai été sous le charme de tout ce petit monde, des personnes comme vous et moi, qui apporte une authenticité rafraichissante. Le passé douloureux de la grand-mère Rose m’a beaucoup émue. C’est en quelque sorte un bel hommage à toutes ces familles détruites par la guerre. Preuve que le devoir de mémoire est important.

  De même, il semble évident que l’auteur a cherché à démontrer que le clivage entre les différentes religions n’a pas lieu d’être. Juifs, musulmans, catholiques, nous pouvons tous apprendre les uns des autres et créer des liens d’amitié. Un beau message. Puis vient le petit plus, les fameuses recettes de pâtisserie tirées de la boulangerie familiale. En partageant le secret de ces recettes avec nous, c’est un peu comme si Kristin Harmel nous intégrait dans la famille de Hope et Rose. C’est qu’on humerait presque les odeurs de pâtisserie au moment de leur sortie du four ! De quoi faire saliver le lecteur qui espère de tout son cœur que Hope pourra sauver la boutique familiale. Un beau roman à découvrir !

Verdict : Avec les honneurs

rock

Publicités

Tagué:, , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :